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Il était une fois, le monde des sorciers, l'école Poudlard...


Au temps des Maraudeurs...




 

 Jeux d’enfants {privé}

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MessageSujet: Jeux d’enfants {privé}   Mar 13 Mar - 1:26

† Minuit...




Lorsque Londres a rejoint Morphée, lorsque le marchand de sable a fini par se manifester, la capitale devient alors un infernal terrain de chasse pour les créatures de la nuit.

Les Von Trapp se retrouvaient, comme chaque samedi soir, autour d’un diner familial mais solennel. Elle était loin l’image de la famille parfaite qui se contait les anecdotes de la semaine passée, qui riait aux histoires amusantes des uns et qui se soutenait pour les nouvelles tristes des autres. Ici, aucun des trois enfants ne prononçaient un mot. Ils dînaient sans oser un regard, les yeux rivés sur l’assiette, le coeur bien amer de ne pas être en ville comme tous les autres jeunes de leur âge. Alors que les deux ainées compensaient leur déception avec le copieux repas, Oswald lui n’avait pas encore touché à son plat. Et comme chaque soir depuis quelques mois, ni la viande, ni le poisson, ni les légumes délicatement cuisinés par un cuisinier personnel trouveront leur salut dans l’estomac du jeune homme.
Tout le monde était au courant de sa transformation et pourtant ses parents persistaient à agir comme si rien ne s’était produit. Comme si la nuit du nouvel an n’était qu’un mauvais souvenir, comme s’il ne s’agissait que d’une banale soirée où la fête aurait mal tournée. Chaque samedi soir, Oswald assistait à ce repas sans avaler une seule miette de pain, sans boire une seule goutte d’eau, rien. Et pourtant, chaque samedi soir on lui apportait son entrée, son plat principal ainsi que son dessert. On osait même parfois lui servir un peu de vin. Cela en devenait presque sarcastique.

Le garçon avait fini par trouver cette situation amusante. Les Von Trapp voulaient absolument garder une image dorée de leur famille et ce, même entre les murs de leur propre maison. Quelle ironie.
L’ambiance était pesante mais il n’y avait rien d’inhabituel. Il n’y avait effectivement rien d’anormal jusqu’à ce que le père, le patriarche de la prestigieuse famille Von Trapp, brise le silence.

« Oswald, nous sommes déjà au mois de Mars, et vos études s’achèvent bientôt n’est ce pas ? J’imagine que vous avez déjà penser à votre futur ? J’ai discuté la veille avec le directeur de l’Université Magique d’Irlande. Il s’agit de la meilleure école en ce qui concerne les potions et l’étude des chaudrons..»

Annonça t-il sur un ton glacial. Il n’adressa aucun regard à son fils mais l’adolescent savait qu’il ne s’agissait pas de mépris. Son père avait peur. Il était même terrifié par le vampire qui sommeillait dans son fils.
Oswald laissa échapper un soupir et répondit sur le même ton que son interlocuteur :

- Père, pourquoi tant d’acharnements ? Pourquoi ne pas voir la vérité en face ? L’Université est le dernier de mes soucis, et vous savez pourquoi ?

Sans s’en rendre compte la colère venait de s’emparer de lui. Cela faisait une éternité qu’il n’avait pas ressenti une quelconque émotion. Il sentait quelque chose émerger en lui, comme une flamme qui commençait grandir dans ses tripes. Ses sourcils se froncèrent et son visage se raidit d’un coup.


- Parce que j’ai tout mon temps ! Tant que personne ne se sera décider à m’enfoncer un pieu dans ce qui me sert de coeur, je vivrai ! Vous entendez, je suis immortel ! Et vous savez pourquoi ?


Oswald devenait de plus en plus pâle et ses traits semblaient se durcir de plus en plus. Ses soeurs s’écartèrent de la table, sa mère se mit à pleurer et son père resta de marbre, le regard toujours baissé.

- Parce que je suis un VAMPIRE !

Soudain ses canines apparurent comme deux crocs acérés. Ses prunelles azurées devinrent aussi noires que l’ébène. Il ne se contrôlait plus.
Oswald se leva, jeta sa serviette sur la table et sortit dehors pour se rafraichir les idées.

Son manoir surplombait la forêt. De son jardin, on pouvait admirer la vue imprenable sur les milliers d’arbres qui s’enfonçaient dans la vallée. Oswald avait besoin de marcher, de se défouler pour faire disparaître ce sentiment nouveau, cette rage qui réveillait son côté le plus sombre.
Mais quelque chose de plus grave oppressait encore plus le sorcier. Quelque chose qui ne renonçait pas à partir depuis sa transformation, quelque chose de réellement incontrôlable,il s’agissait d la soif de sang humain.
Si Oswald s’obstinait à ne pas céder à cette tentation, une alternative était susceptible de s’offrir à lui. En regardant sa montre, il vit les aiguilles indiquer minuit. Il était tard, aucun humain normalement constitué s’aventurait dans une forêt aussi vaste à une heure aussi avancée. Oswald pouvait en profiter pour chasser des animaux et assouvir enfin sa soif de sang chaud. Il n’y avait plus de temps à perdre.

Alors que ses soeurs étaient sorties dans le jardin pour retrouver leur frère et le consoler, Oswald avait déjà disparu.
Caché par les feuillages abondants, le vampire marchait à pas de loup le regard à l’affut d’une proie. Il se voyait déjà broyer le cou d’un cerf ou d’une biche. Il sentait déjà le flux chaud couler dans sa gorge et raviver son énergie. Son coeur, même mort, semblait battre à mille à l’heure. L'adrénaline envahissait son corps et effaçait de son esprit toutes les pensées négatives. Rien ne pouvait l’arrêter.
Soudain, il aperçut une ombre. Oswald se cacha derrière le tronc imposant d’un chêne. Les yeux plissés, le regard mobile, il était prêt à bondir et à abattre sa proie.
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MessageSujet: Re: Jeux d’enfants {privé}   Lun 19 Mar - 22:37

    Un instant, elle cru voir l'ombre de son ennemis à travers les nuages qui le masquait partiellement. Les yeux dans les yeux, elle le toisait du regard affichant un air résolument supérieur. Pourtant, malgré ce masque hautain, elle n'en menait pas large, d'un instant à l'autre son monde s'écroulerait et les lois de l'univers allaient être bouleversées. Le cœur battant à tout rompre et la folie menaçant de la submerger, elle attendit que l'inévitable commence, que la magie l'enlace et l'emprisonne dans son étau fatal. Mais rien ne vint. Un puissant souffle de vent fit s'éloigner les dernières montagnes vaporeuses et la lune pérenne, illuminant le ciel de sa lumière blafarde, s'afficha ironiquement. Cara contempla l'astre la gorge encore nouée, sa blancheur âcre se reflétait dans ses yeux exorbités, sa forme inégale lui semblait si parfaite, si réconfortante. La louve resta un long moment figée sur place, le regard toujours rivé vers le ciel. Elle entendit, plus qu'elle ne sentit, les battements de son cœur s'apaiser. Une vague de soulagement coula tel un feu furieux dans ses veines et annihila l'effet de sa peur, la pleine lune ne la changerait pas ce soir. Lentement, elle s'arracha à l'envoûtement cruel du satellite et se remit en marche. Ses membres se remirent avec délice en action et puisant dans les ressources de la bête tapis en elle, la belle se mit à courir. Ses foulées toujours plus puissantes l'éloignaient rapidement du lieu où elle s'était honteusement égarée et avait inconsciemment perdu de vue le but de cette escapade nocturne.

    Lorsque Cara pénétra enfin dans les bois, le silence inhabituel qui s'y installa ne la surpris pas. En général l'instinct de survie des animaux étaient bien supérieur à celui des humains et à contrario de ces derniers, ils n'hésitaient pas mettre le plus de distance entre la louve et eux. Sauf quand la prédatrice partait vraiment en chasse, à ces instants, elle devenait indétectable et ses proies n'avaient pas même le temps de s'apercevoir qu'ils étaient morts. Mais cette nuit, Cara n'était pas transformée et elle n'avait pas envie de tuer. Pas même ces humains à l'esprit aussi répugnant que leurs actes. Non, de retour à Londres et au cœur de son passé, ses priorités avaient changé. Paris et ses bordels étaient à présent bien loin de ses préocupations, sauf peut-être... L'odeur d'un corps au sang tiède la fit sursauter. Que faisait un humain à une heure pareille dans une forêt aussi sombre que dangereuse? Un moldu inconscient ou bien un sorcier un peu fou se baladait sans aucun complexe au cœur d'un territoire de chasse convoité par nombres de créatures. Cara connaissait la particularité de cet endroit et le savait aussi risqué pour elle. Mais elle ne pouvait oublier son ancienne profession. Bien qu'à présent professeur à poudlard -à son plus grand damne-, l'auror qu'elle fut et qu'elle serait à jamais l'intimait de surveiller les allées et venues des loups et des vampires. Et la jeune louve savait qu'elle venait d'établir un pari risqué avec les créatures de la forêt, rencontrer un être dont la force et l'autorité la surpasseraient n'avait rien d'impossible. La prudence en ces lieux était maîtresse de sûreté.

    Cara délaissa l'intrus. L'idée de le ramener à l'orée de la forêt l'avait effleuré un court instant, mais elle s'en détourna. Elle ne pouvait se permettre de perdre du temps avec ce genre de détails. Il mourrait, cela semblait inévitable. S'enfonçant entre les arbres, elle resta à l'affût du moindre mouvement, ses sens développés constamment en alerte ne détectèrent cependant aucune présence. Arrivée à un bosquet d'arbres un peu plus éparses, elle s'y assit en tailleur le dos bien droit et ferma les yeux. La jeune femme écouta longuement et calmement la quintessence de la mélodie qui parvenait à ses oreilles. Au loin les oiseaux nocturnes émettaient leur cri de chasse ou appelaient leurs petits pour qu’ils les rejoignent. Encore plus loin, elle perçut le tambourinement profond d'un cœur qui bat. Mais à part cet individu dans un décor déplacé et elle-même, cette forêt ne comptait pas d'autres intrus. Le temps passa et Cara immobile, ne baissait pas sa vigilance. Des pas martelant le sol avec colère changea soudain la note qu'elle s'était accoutumé à entendre. Bien qu'ils étaient à une grande distance de sa position, ils ne lui échappèrent pas, tout comme au groupe de biches près de sa cachette qui s'enfuirent silencieusement dans la nuit. Comme il était apparu, le bruit s'évanouit promptement. La louve n'eût pas longtemps à patienter avant de repérer le mouvement qu'elle attendait. Un bruissement de feuille, léger, le sol qu'on foulait avec une douceur presque maternelle mais encore maladroitement. Proche. De plus en plus proche. Un sourire ironique étira les fines lèvres de la louve. En plus de son manque de discrétion et de son souffle profond, le jeune vampire se trahissait par la multitude de sentiments tumultueux qui fleurissaient en lui et que la jeune femme pouvait aisément capter. Rien de pire qu'un cœur mort qui ne pouvait s'empêcher de hurler. Gardant résolument les yeux fermés et la tête tournée à l'opposé de la positon du jeune avorton, Cara décida de cesser de lui laisser un quelconque espoir.


    "Si c'est ces biches qui t'intéressaient, la rare discrétion dont tu as fait preuve les a fait fuir il y a un bon moment, gamin. Si c'est moi que tu chasses, ajouta t'elle en plantant promptement son regard azur sur le fourré qui masquait le vampire, je te conseille de ranger tes dents de lait si tu tiens à les garder intactes."
 

Jeux d’enfants {privé}

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