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Il était une fois, le monde des sorciers, l'école Poudlard...


Au temps des Maraudeurs...




 

 I'd pay to see you frown [PV]

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MessageSujet: I'd pay to see you frown [PV]   Ven 24 Fév - 17:27

LISTENING

    Le vent soufflait fort, sur les terres avoisinantes du Château de Poudlard. Les arbres ondulaient gracieusement à chaque bourrasque, perdant les quelques feuilles qui avait survécu à l’hiver. Quelques courageux élèves, emmitouflés dans leurs écharpes rayées, arpentaient la cour de l’école pour atteindre le bâtiment d’astronomie. Rares étaient les personnes qui aimaient traîner dehors par ce temps ; déjà parce qu’il faisait froid, et ensuite parce que l’idée de rester seul dans le parc n’avait en soi rien de bien réjouissant. Violaine, elle, n’était pas de cette trempe. Elle aimait l’idée d’être seule, comme perdue dans l’immensité du paysage, un bon livre entre les doigts. Aussi, pendant les longues heures de cours ennuyeuses durant lesquelles elle avait laissé vagabonder son esprit par la fenêtre ; s’était-elle dit qu’il serait fort agréable de profiter d’un moment de pause pour flâner au bord du lac.

    Aussi, dès que cela fut possible, la Serdaigle rangea ses affaires dans son sac en cuir noir et s’enroula dans ses vêtements d’hiver. Elle dévala les escaliers sans accorder le moindre regard à ses pairs et, sans même faire un détour par la grande salle où étaient distribués de grands chocolats chauds, elle poussa les lourdes portes de bois de l’établissement. Immédiatement, le vent mordit son épiderme encore tiédi par les heures de cours. Réprimant un frisson, elle remonta sn écharpe bleu et blanche sur son nez et trottina jusqu’aux bancs près du lac. Elle se laissa tomber sur l’un d’entre eux avec délectation et sortit de son sac un livre que ses parents lui avaient envoyé. 1Q84, écrit par MURAKAMI Haruki. Un auteur Japonais, moldu jusqu’au bout des doigts ; mais disposant d’une imagination débordante, d’un talent qu’elle jalousait aussi ardemment qu’elle en était adoratrice. Repliant ses longues jambes contre sa poitrine, l’érudite tournait les pages rapidement, inlassablement. Ses yeux bleus-ciel sautaient de ligne en ligne avec rapidité, reflétant sans pudeur les émotions que ressentait la belle. Vraiment, cette histoire était saisissante, prenante ; pourtant, malgré cela, elle se sentait mélancolique.

    Cette histoire lui rappelait un amour perdu, à tout jamais inaccessible.
    De fines gouttelettes se mirent à couler, paisiblement, sur ses joues blafardes. Elles ne cessaient plus de rouler, faisant trembler ses épaules et rougir doucement ses joues. Elles brûlaient sa peau, comme dignes reflets de son âme rongée par la déception et la douleur. Un long, très long soupir s’échappa de ses lèvres purpurines, tandis qu’elle refermait le livre d’un geste quasi-cérémoniel. Un sursaut soudain la saisit : des bruits de pas, là, derrière-elle. Que se passerait-il si quelqu’un qu’elle n’appréciait guère – ou en qui elle ne pouvait avoir confiance – venait à révéler aux autres sa crise de larmes ? Elle essuya promptement le liquide salin, espérant que le noir de ses yeux reste à sa place. Elle se retourna avec un naturel exagéré et se redressa, encore chancelante. Une jeune fille, un peu plus jeune qu’elle peut-être, avançait d’un air déterminé. Elle était blonde, et, même si elle était encore loin, semblait plutôt jolie. Les couleurs de son écharpe laissaient supposer à Violaine qu’elle était une Gryffondor. Violaine n'aimait pas les gens de cette maison, généralement. Ils étaient trop... Envahissants, trop "généreux". Elle était d'ailleurs intimement persuadée que si elles venaient à se parler, là, sous ce temps orageux, les éclairs ne tarderaient pas à faire jaillir leurs étincelles.


Dernière édition par Violaine McSomerseth le Sam 25 Fév - 23:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: I'd pay to see you frown [PV]   Sam 25 Fév - 19:42

Le froid de cette triste journée d'hiver n'améliorait pas l'humeur des élèves de l'école. Cloitrée dans les salles de classe pour les cours journaliers, peu de monde osaient s'aventurer en dehors des portes de l'école sans une raison valable. Joindre l'utile à l'agréable. Encore une phrase que chaque Poudlarien pourrait citer. Surtout avec les temps qui courraient. Pas question de risquer sa peau. Loup Garous et Vampire avaient pullulé durant les grandes vacances, et ne cessaient de croitre. Avoir réussi à conserver son sang et son humanité, deviendrai bientôt un exploit dans le monde des sorciers.

Sally sortait d'un cours de Métamorphose. Le sourire au lèvres en écoutant ses camarades de classe qui réfléchissait déja au prochaine grandes vacances dans leurs maisons, à s'inviter les unes les autres et profiter de ce temps hors des murs de pierres froides, pour toutes sortes d'activités. Sally les enviait d'une certaine manière. Jamais elle ne pourrait demander l'autorisation à son beau père pour les accompagner. Encore faudrait-il qu'on l'invite... On la trouvait si étrange, qu'elle savait bien que les filles, même si elle l'aimait bien, ne voulait pas que quelqu'un comme elle ne foule le sol de leurs maisons.

Au grand regret de la demoiselle. De toute façon, Peter la laisserait-il ? Non, jamais. Elle pourrai parler, elle pourrait se faire remarquer. Et lui attirer des problèmes surtout... Oui si elle le souhaitait, elle pouvait revenir au manoir pour souffler et voir autre chose que le collège. Mais pour quoi faire ? Retrouver ses vieux démons ? Et tout ceux qui trainaient dans la ténébreuse demeure ? Pas question, autant rester loin... Loin de lui, loin d'eux. Allez à Pré Au Lard, voila tout se qu'elle avait pour se changer les idées. Voila tout ce que du haut de ses 16 ans et demi, elle pouvait esperer. Mieux que rien...

"Je vais faire ma ronde... Désolé. A plus tard les filles... Bon chocolat chaud..."

La boule dans sa gorge était de plus en plus difficile à avaler. Elle avait envie de pleurer, mais elle était bien trop digne pour le montrer. Ne jamais montrer ses émotions, seul les faibles pleurent." Voila un precepte de son beau père... Parmi tellement d'autre. Il avait fait d'elle un roc, une pierre. Avec un coeur tendre comme du chocolat fondu, qui ne demandait qu'attention et amour. Sa joie de vivre était bien la, mais Sally ne se lâchait jamais complètement. Maudite éducation...

Délaissant ses copines qui cherchaient à l'entrainer avec elle, ayant remarqué leur manque de politesse à l'égard de la préfète, Sally détourna les talons après un signe de main et un sourire. Que faire d'autre de toute façon ? Tant mieux pour elle si elles s'amusaient ! Elles avaient bien raison. la jeune blonde n'avait nullement de tour de garde à effectuer pour ses fonctions. Mais c'était souvent la bonne excuse pour qu'on lui fiche la paix. Et puisque personne ne sortait, et bien elle allait retrouver l'hostilité du temps anglais pour trouver la quiétude.

Elle marchait d'un pas vif et rapide, la tête légèrement baissée pour éviter qu'on la regarde. Car oui, on la voyait arriver. La vélane triste, la vélane bizarre. La vélane déchue. Sa beauté était presque magique, mais ternit par la tristesse de son cœur. Moins attirante qu'elle aurai pu l’être, si sa vie avait été différente. Sally n'avait pas envie de parler, et pas envie d'entendre les railleries et messes basses qui fusaient toujours un peu sur son passage.

En effet, il faisait vraiment froid. La prefete resserra le col de sa cape et l'écharpe autour de son cou. Elle prit instinctivement la direction du lac. Elle ne savait pas tellement pourquoi. De son pas vif, elle était perdue dans ses pensées. Instinctivement, elle sortit de sa poche son carnet de note, bourré de feuilles volantes, de photos, et autres petits papiers ou étaient inscrites des pensées. Elle avait envie de livrer son coeur à se journal secret ensorcelés, qui l'aidait dans la recherche de sa lumière perdue.

"HAAA BOUZE!"

Pourquoi l'avait-elle sortit ? Alors qu'elle n'allait pas écrire dans ce froid, ni sortir sa main du gant qui empêchait ses doigts de geler. Et évidemment, elle trébucha sur une plaque de gel... Miss je ne fais pas attention ou je marche... Et évidemment, le précieux carnet lui échappa des mains et au vu de la force avec laquelle elle venait de glisser, l'objet pris un bel envol et termina sa course non loin d'un des bancs autour du lac... Qui était occupé par une Serdaigle... Et pour finir cet épisode, le livre s'ouvrit bien en grand, et une photo d'une femme vieillie par le temps s'en échappa. une femme et un homme il semblait. Sauf que l'homme était à moitié découpé. Mais si on lisait la gazette des sorciers, il n'était pas difficile de reconnaitre.

Un petit stress, un mal de fesse, et Sally chercha des yeux l'objet cher à son coeur. Oh oui, elle allait avoir un gros bleu... La blonde frotta son popotin endolori et avança vers son bouquin pour le récupérer : "Saleté de gel à la noix... "

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MessageSujet: Re: I'd pay to see you frown [PV]   Dim 26 Fév - 18:37

♪♪♫♪♪

    Peut-être, cependant, faisait-elle erreur. Peut-être l’élève était-elle sortie pour chercher un réconfort dans la solitude. Peut-être passerait-elle sa route, lui accordant un sourire entendu, avant de s’évanouir dans les environs. Ou peut-être pas. Un sourire, légèrement moqueur, vint étirer les lèvres charnues de Violaine tandis qu’elle vit son homologue Rouge glisser sur une plaque de verglas et s’effondrer sur le sol dans un juron. Quelle maladresse ! La scène avait du comique, à n’en pas douter. Mais il aurait été fort irrespectueux d’exprimer son amusement à haute voix. Aussi, la Serdaigle chassa la morosité qui paralysait encore ses sens et fit quelques pas, prête à tendre une main secourable à son vis-à-vis. Elle vit alors ; là, juste à côté d’elle ; un petit cahier fort usé et ouvert sur le sol. Sans doute avait-il glissé des mains de la maladroite. Serviable, Miss McSomerseth le saisit entre ses doigts fins.

    Sans réellement y porter un intérêt puissant, Violaine ne put réprimer le désir de jeter un coup d’œil sur cette double page, annotée de quelques phrases. Elle ne les lut pas – elle ne tenait absolument pas à se retrouver plongée dans l’intimité de quelqu’un qu’elle ne connaissait pas – mais, en revanche, elle fut très fortement marquée par une photo vieillie, dont les couleurs s’étaient quelque peu atténuées. Du sépia, quelque chose qui donnait une impression de perdition. Miss McSomerseth se sentir soudain très fragile par rapport à la dureté du temps qui passe, cet impitoyable temps voleur de biens. Sur la photo, une femme, plutôt jolie, se tenait à côté d’un homme dont le visage – et le reste du corps – avaient été arrachés. Un sourcil arqué, la Ravenclaw avança en direction de la propriétaire, réfléchissant à vive allure. Le visage – du moins ce qu’il en restait – ne lui était pas inconnu du tout. Elle était persuadée de l’avoir vu, récemment d’ailleurs, sans parvenir à s’en souvenir. Ô combien frustrant cette sensation était pour la Bleue, dont l’intelligence et la mémoire étaient ses primes qualités ! Mordillant sa lèvre inférieure, rougie, elle tendit le précieux carnet à la petite blonde, ouvert à la même page.

    « J’espère que tu ne t’es pas fait mal. Je crois que tu as fait tomber ceci. »

    Ses mots sonnaient beaucoup plus froids qu’elle ne le voulait. Sans doute à cause de la vive nostalgie qu’elle avait ressentie. Violaine déglutit avec difficulté et força sa bouche purpurine à s’étirer en un sourire un poil plus sympathique ; elle ne voulait pas lui paraître désagréable. D’autant plus qu’elle avait quelque chose à lui demander. Elle ouvrit la bouche, prête à libérer la question – certainement trop personnelle – qui lui tenait à cœur mais fut interrompue par une forte bourrasque de vent qui fouetta son visage, fit pleurer ses yeux et, surtout, s’envoler la précieuse photo. Décidément, les éléments se dressaient contre elle et sa volonté ! De mécontentement, la jeune femme claqua sa langue contre son palais et dégaina sa baguette magique, glissée juste sous sa cape. Elle murmura une incantation rapidement et la photo vint se loger dans sa main, ignorant jusqu’aux forces même de la nature. Elle jeta un autre regard au demi-visage de l’homme, et le tendit à son vis-à-vis.

    « Excuse-moi si cela te paraît impoli mais, serait-il possible que tu m’éclaires sur l’identité de cet homme ? J’ai un trou de mémoire. » Jugeant soudainement qu’elle se montrait certainement trop entreprenante, elle ajouta « Au fait, je suis Violaine. »
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I'd pay to see you frown [PV]

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