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Il était une fois, le monde des sorciers, l'école Poudlard...


Au temps des Maraudeurs...




 

 Set fire to the snow [PV]

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MessageSujet: Set fire to the snow [PV]   Sam 11 Fév - 16:51

La jeune fille avait besoin de calme... C'était un samedi, il faisait froid, les couloirs bouillonnaient de monde, tout ce monde qui la fascinait autant qu'il la terrorisait. Elle marchait dans les couloirs, mais il lui semblait toujours être invisible. Le regard rivé sur la pointe des pieds, elle se frayait un chemin entre les élèves qui bavardaient ou parlaient de tous les plans qui avaient été gâchés par ce froid polaire qui avait décidé de s'installer en Ecosse. La couche de neige était très épaisse et le vent qui soufflait puissamment sur le parc décourageait tout le monde, même ceux qui voulaient faire des batailles de neige. Elle, elle ne voulait pas ça, elle voulait respirer, tranquillement. Elle voulait juste s'aérer la tête, pouvoir avoir cinq minutes pour partir dans le monde de ses rêves sans qu'une personne lui demande à quoi elle pensait. Il lui semblait que dans le château, la tâche se révèlerait impossible, alors elle ouvrir les portes d'entrée de Poudlard, déclenchant les petits cris hystériques des filles qui ressentaient le froid dans leurs pieds.

Elle s'était bien habillée, de bottes hautes, un pantalon, un gros pull et sa grosse cape. Mais surtout, elle avait tressé ses cheveux et avait enfoncé sa tête dans un bonnet. Elle adorait ce temps... La neige continuait à tomber, ce qui recouvrait l'espace d'un manteau blanc silencieux. Il n'y avait plus un rat, il n'y avait plus personne, rien que la neige, la nature et elle. Elle prit une grande inspiration et entreprit de fendre la neige pour parvenir dans ce petit coin où elle savait qu'elle serait à l'abri. Elle dut se résoudre à faire de très grandes enjambées, la neige montant jusqu'à ses genoux. Puis enfin, elle y parvint. Ce coin n'avait rien d'exceptionnel, mais il était devenu l'endroit où elle se sentait le plus en sécurité. Entouré d'arbres, il y avait ce rocher qui avait l'inclinaison parfaite pour qu'une personne s'y assoit avec un carnet de croquis sur les genoux. Elle s'y assit et regarda le parc. C'était si merveilleux, sentir cette air frais crépiter dans ses poumons, écouter le bruit du vent qui se faufilait entre les feuilles. Elle aimait le calme, elle aimait la nature, quand elle y était, il n'y avait rien qui la fasse se sentir oppressée, elle ne sentait rien qui la fasse à nouveau sentir comme une moins que rien. Seule avec la nature, elle se sentait enfin vivre.

Elle put enfin faire ce qu'elle aimait tant... se replonger dans ses rêveries et ne plus penser à rien d'autre qu'à ses personnages, ses intrigues, ses romances personnelles, celles qu'elle rêvait de vivre. Elle s'imaginait des héroïnes romanesques, avec lesquelles rien ne pouvait rivaliser, dont la beauté était connue au delà des frontières, dont l'audace en étonnait plus d'un. Elle rêvait de beaux princes, compréhensifs, forts, courageux, qui tombaient amoureux de ces jeunes filles et savaient voir parfois plus loin que le masque de froideur duquel elles s'habillaient... Dans l'histoire qu'elle illustrait en ce moment, le prince s'appelait Shane... Ce n'était pas tout à fait un hasard. La jeune fille ne pouvait empêcher son regard d'errer dans cette direction pendant les cours. Il était si beau, concentré sur ses livres... Il y avait une telle curiosité et une telle soif d'apprendre dans son regard... Puis ses bras, qu'une fille devait s'y sentir bien. Elle le regardait à la dérobée et espérait que jamais son regard ne croiserait le sien. Elle n'était pas le genre de filles pour un garçon comme ça.

Shane, il méritait une princesse comme Laureline, celle de son histoire. Une jolie blonde, aux opinions tranchées et à l'audace légendaire. Le genre de filles qui savait ce qui lui plaisait et se battait pour l'obtenir. Le genre de fille qui dirait tout haut ce que les autres pensent tout bas et qui ne laisserait jamais ses copines lui piquer le garçon qui lui plaisait... Combien de fois n'avait-elle pas fait ça ? Elle disait à une de ses amies qu'un garçon lui plaisait et finalement cette amie finissait par l'avoir. Mais non, il n'y a pas de problème, vous irez bien ensemble, ne t'en fais pas ! Tout ça pour le voir, une semaine après, blessé parce que finalement la fille avait trouvé mieux.

Elle était entrain de dessiner Shane et Laureline, quelques séquences amoureuses dans la neige, rien de fou, juste des croquis, qui portaient comme titre les personnages qu'ils représentaient, lorsqu'elle entendit des pas très près d'elle qui la firent sursauter. Combien de temps avait-elle passé à dessiner en silence ? Dans son sursaut, elle leva la tête et croisa une paire d'yeux verts, qui l'électrisèrent et la poussèrent à refermer au plus vite son calepin. Elle détourna le regard en silence et se contenta de balbutier.

« Merlin, tu m'as fait peur!!»

Elle avait dit ça juste pour dire quelque chose, pas pour lui parler... A nouveau, son regard était fixé sur le sol et elle sentait ses joues s'empourprer de manière maladive. Elle ne pouvait qu'espérer qu'il n'avait rien vu de son croquis. Ah, puis finalement, il ne savait même pas qui elle était probablement, alors pourquoi s'en faire ? Les garçons comme lui ne se souvenaient pas des filles comme elle. Elle commença à emballer ses affaires, d'une main peu sûre. S'il était là, elle ferait peut-être mieux de partir.
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MessageSujet: Re: Set fire to the snow [PV]   Sam 11 Fév - 20:08

Depuis l’été, il avait été transformé en loup. Soit seulement quelques mois finalement. Et s’il avait décidé de prendre ça avec philosophie et de rester un observateur extérieur, il réalisait que la tâche devenait de plus en plus ardue. Pour des questions purement physiologiques, sa condition s’imposait à lui. Bien sur pendant la pleine lune, mais aujourd’hui il s’était passé quelque chose d’étrange et ça le perturbait. Il était tranquillement dans les couloirs, avec ses amis, à faire une bataille de boules de neiges enchantées pour ne pas fondre à l’intérieur. Les couloirs étaient bien sur bondés, personne ne voulait sortir par un froid pareil. Et toute cette agitation, cette affluence de monde... Il s’était senti mal, mais pas juste mal comme quand il avait trop chaud et la tête qui tourne, ça c’était avant. Là il avait eu trop chaud certes, mais mal à la tête, les gencives qui le brulaient, un grondement au fond de la gorge, un frisson dans l’échine, et un besoin violent de frapper, mordre, pousser le gens, faire souffrir les autres. Il s’était dépêché de sortir. Ça l’avait complètement effrayé. Qu’est ce que c’était que ce nouveau symptôme? Il était censé être normal pendant le milieu du cycle lunaire, et finalement il se sentait de moins en moins normal.

Il avait donc fait ce qu’il faisait tout le temps quand quelque chose le tracassait : il était allé se renseigner à la bibliothèque. Malheureusement pour lui, les livres expliquant précisément les symptômes mentaux de la lycanthropie étaient rares. Il ne savait pas si ça avait toujours été le cas ou si certains élèves loup-garous les avaient cachés pour éviter de donner trop de renseignements aux autres. Il n’avait jamais eu l’idée de chercher avant que cette maudite prophétie n’apparaisse. C’est vrai qu’à part les signes physiques, les étapes de la transformation, les cycles, il ne savait finalement pas grand chose. Et au bout d’une heure de lecture à la bibliothèque, s’il se sentait plus calme, il n’allait pas mieux. Lire ces livres quand il était élève et qu’il étudiait un cas théorique, ça n’avait rien à voir avec les lire maintenant. Finalement il était plutôt déprimé.

Il décida donc d’aller faire un tour dehors. Peut être que la solitude, le froid, la nature gelée lui apporteraient un certain calme et qu’il pourrait de nouveau relativiser. De toutes façon il ne l’avait dit à personne, mais il ne craignait plus le froid. L’hiver dernier lui avait asséché les mains et il se rappelait de ne jamais sortir sans son bonnet de laine. Mais cet hiver il se sentait presque toujours chaud, voir fiévreux. Il ne ressentait pas le besoin de mettre un manteau, il le mettait seulement pour passer inaperçu. Certain de ses camarades lycanthropes ne se donnaient pas cette peine et se promenaient dans les couloirs torse nus. Lui n’était pas de ce genre. Par contre il ne mettait plus son bonnet ni ses gants, c’était plus simple pour sortir rapidement.

Il marchait dans le parc, la neige était épaisse et immaculée, et il s’amusait à l’entendre crisser sous ses pas. Elle remontait haut quand il marchait, et son pantalon était déjà trempé, mais il n’en ressentait aucune gène. En effet il avait bien fait de venir. Les quelques oiseaux qui restaient à Poudlard en hiver produisaient un gazouillis apaisant. Personne n’avait marché ici depuis longtemps. Là il sentait plus humain, le monde était harmonieux. C’était dommage que la bataille de boules de neige n’ait pas eu lieu ici. Il marcha jusqu’à apercevoir des traces de pas dans la neige, et au bout une jeune fille. Ni louve, ni vampire. C’était Grace, une fille de son âge, une Poufsouffle discrète. Il s’approcha sans faire de bruit.

Il ne lui avait jamais vraiment parlé, elle n’était pas quelqu’un qui aimait s’imposer. Elle lui ressemblait pour ça, elle écoutait. Là elle dessinait. Il trouvait le portrait de cette jolie fille dessinant sous les arbres dans la neige particulièrement touchant. Il aurait pu en faire une très belle photo s’il avait eu un appareil photo. Il n’eut pas le temps de voir ce qu’elle dessinait qu’elle avait fermé son carnet.

«Oh excuse moi Grace, je ne voulait te déranger! Tu avais l’air tellement concentrée... Je peux m’assoir à côté de toi? Reste, ne te dérange pas pour moi, je voulais juste profiter du calme avec quelqu’un de calme... Enfin je peux aller plus loin si tu préfères être seule... Tu dessines le paysage?»

Pourquoi quand on veut exprimer une idée il ne sort qu’une flopée de mots qui ne rendent pas ce qu’on voulait exprimer? Il ne voulait simplement pas qu’elle parte.
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MessageSujet: Re: Set fire to the snow [PV]   Sam 11 Fév - 20:41

La jolie Poufsouffle n'avait eu qu'un petit ami de toute sa vie. Et encore, elle ne savait pas si elle pouvait réellement compter ça comme un petit ami, puisqu'après trois mois, il lui avait révélé qu'il n'était en réalité qu'intéressé à rendre son ex-petite-amie jalouse en lui prouvant qu'il pouvait la surprendre et sortir avec une personne inattendue. Elle avait eu tellement mal après ça. Elle ne prétendrait pas qu'elle était amoureuse du jeune homme, mais il n'en demeurait pas moins qu'on s'attache et lorsqu'une fille comme elle s'attache, cela pouvait faire mal. Elle vivait dans ses rêves, sans arrêt, si un garçon lui plaisait, elle s'y enfermait car elle savait que c'était la seule manière pour elle de lui adresser la parole. Elle n'était pas aussi jolie que ses copines, n'avait pas des notes parfaites et n'avait pas grand chose à raconter en rapport avec une quelconque vie sociale ou même ce dont parlaient la plupart des adolescents de son âge. Elle aurait pu disserter pendant des heures sur ses auteurs préférés, parler de ses peintres de ses artistes favoris, raconter les millions d'idées qui lui passaient par la tête à la seconde. Mais elle ne pouvait pas parler d'alcool, ni de soirées, ni de fêtes, ni de petits copains, ni de stars à la mode. Elle appréciait beaucoup la musique, mais elle supportait peu ce qui se faisait actuellement... Elle vivait en décalage avec son époque.

Ainsi, dans ses scénarios, elle parlait aux garçons, leur souriait, se faisait belle pour eux, tentait finalement de tout faire pour les conquérir. Elle ne le faisait jamais en réalité. Elle portait son uniforme, des habits normaux, presque jamais de maquillage, ses cheveux souvent lâchés ou attachés en une tresse sur le côté comme en cet instant. Ses amies lui disaient parfois qu'elle était jolie, ce qui la touchait un peu, mais elles retournaient bien souvent à leurs nombrils pour avoir des compliments pour elles, et elles les obtenaient souvent. Si quelqu'un apprenait à connaître la manière dont son entourage fonctionnait avec elle, il réaliserait à quel point le problème sont ses fréquentations. Autour d'elle, personne n'est là pour lui rappeler qu'elle vaut quelque chose et qu'elle mérite sa place, où qu'elle soit. Les gens sont là parce qu'elle est la bonne copine, toujours prête pour aider les autres et toujours prête à remonter le moral de ses amies, au détriment de son propre moral. Le pire de tout, c'était probablement la manière dont elle était résignée à n'avoir l'attention de personne. Même de ses parents. Avec deux enfants aussi parfaits que son frère et sa soeur... Elle qui travaillait déjà au Ministère, lui qui faisait l'école de Médicomagie et elle, que voulait-elle faire ? Elle elle voulait juste avoir le temps d'écrire... Mais ils ne lui ont même pas demandé... Ils ne s'intéressent pas à ce qu'elle peut bien faire, alors que elle elle ferait tout pour eux.

Cet été, après la transformation de son père, elle a été la seule à lui parler, la seule à lui porter secours et à s'occuper de lui après les soirs de pleine lune. C'était un coup dur pour sa famille si parfaite, soudainement il y avait un dérangement. Et même si personne n'oserait le dire, elle lisait la peur dans le regard de sa mère et de ses frères. La maison était devenue silencieuse et tendue, plus personne n'osait parler car tous avaient peur des instincts de son père. Tous avaient peur qu'il se lève, hurle, les tue tous, elle ne comprenait pas trop. Elle, ce qu'elle voyait, c'était un homme qui souffrait de sa condition et de voir ainsi sa famille s'éloigner de lui. Il voulait le contact de sa famille plus que jamais, alors elle s'était décidée à le lui donner autant qu'elle le pourrait. Sans jamais rien dire, parfois elle se contentait juste d'aller s'asseoir près de lui lorsqu'il était seul, puis parfois, lorsqu'elle l'entendait pleurer enfermé dans sa chambre, elle toquait et allait le prendre dans ses bras. Elle savait que ce n'était pas son affection à elle qu'il voulait, mais elle savait aussi qu'en cet instant là, n'importe qui aurait fait l'affaire... Alors elle restait là pour son père. Souvent, elle se demandait comment il s'en sortait, seul... Comment pouvait-on s'en sortir, si seul ?

Lorsqu'elle voyait la solitude dans laquelle sa lycantrophie l'avait poussé, elle était rassurée pour les loup-garous de Poudlard. Même si tous vivaient dans la peur, il y avait toujours quelqu'un sur qui ils pouvaient s'épauler...Et ça, c'était important. Elle savait à quel point il était important d'avoir quelqu'un sur qui compter, elle avait beau ne pas être maudite, elle souhaiterait aussi avoir quelqu'un sur qui compter, quelqu'un à qui elle ferait totalement confiance et pourrait aller raconter cet instant complètement fou qu'elle était entrain de vivre.

Pourquoi fallut-il qu'il s'assît si près d'elle ? Cela la mettait mal à l'aise, elle sentait son coeur battre à une vitesse qu'elle ne semblait pas lui connaître et son visage rougir violemment. Elle commença à jouer avec son crayon entre les mains. Les nerfs... C'était un des plus beaux garçons de Poudlard, celui qu'elle regardait secrètement depuis un moment et voilà qu'il s'asseyait à côté d'elle. S'ennuyait-il donc à ce point ? Que pouvait-elle répondre à sa question : Non, je n'ai pas envie que tu t'assois près de moi ; ça me donne des frissons ? Non, certainement pas. Surtout, après, il croirait qu'elle ne l'appréciait pas, ce qui n'était pas le cas. Merlin... Son regard fixé sur ses mains, elle répondit, un sourire gêné aux lèvre.

« Non, tu ne me déranges pas... Tu peux t'asseoir »

Sa voix était tremblante et un peu rauque, alors elle se racla la gorge histoire de ne pas avoir l'air si idiote. Que dessinait-elle ? Le paysage, c'était une idée, mais elle devrait alors lui montrer. Un peu d'humour, peut-être que ça passerait et qu'il oublierait sa question. Oui, faisons donc ça. Puis bon, elle avait rien d'intéressant à raconter dans le fond.

« Si je voulais dessiner le paysage, il me suffirait de prendre une feuille blanche... »

Elle fit un petit rire, ce qui la fit rougir encore plus. Elle se sentait affreusement stupide. Merlin, comment pouvaient donc faire ses copines pour garder leur sang froid ? Elle regarda le parc, l'atmosphère, les flocons qui se posaient délicatement au sol. Elle avait remarqué qu'il n'avait pas de bonnet. Si elle détournait l'attention sur lui, il parlerait et ne poserait plus de questions. C'était un bon plan ça.

« Tu n'as pas froid, sans gants ni bonnet ? »
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MessageSujet: Re: Set fire to the snow [PV]   Dim 12 Fév - 3:23

Il ne savait pas vraiment ce que pensaient les autres loups de l’école. Il n’avait pas envie de se rapprocher d’eux, la plupart avaient l’air tellement vaniteux, si fiers, comme s’ils avaient été choisis. Ils regardaient les autres de haut d’un air menaçant. Il détestait ces gens. Et les autres loups, parce qu’il y en avait forcément d’autres, la cabane hurlante était bondée les soirs de pleine lune, les autres ne se manifestaient pas. Si bien que même lui ne savait plus exactement qui ils étaient. Ils passaient inaperçu en mettant des gros manteaux et des bonnets et rien ne les différenciait des élèves normaux. Les loups avaient ça en plus par rapport aux vampires, ils pouvaient passer inaperçu. La plupart du temps ils étaient humain, tandis que les vampires ne pouvaient pas sortir à la lumière du jour, et ils étaient toujours pâle et l’air absent, on les remarquaient directement.

En tout cas il souffrait du manque d’informations de la bibliothèque et de son entourage. Est ce que c’était normal d’avoir des crises de rage? La personne qui l’avait mordu ne s’était pas arrêté pour lui donner le mode d’emploi. Et maintenant il découvrait progressivement que sa vie avait été fondamentalement modifiée. Il ne pourrait jamais retourner en Ecosse pour reprendre le troupeau de moutons de son père. Soyons sérieux, si les hommes ont domestiqué les chiens, c’est bien pour empêcher les loups de manger leurs moutons. Il ne pourrait pas vivre comme un moldu. Il était enchainé de force à sa vie sorcière et même là, comment allaient faire sa génération pour trouver où vivre après l’école pour mettre les autres en sécurité? Qui acceptera de les employer? Et surtout, quelle femme voudra d’un homme damné. Il ne pourra jamais connaitre la quiétude d’une vieillesse calme dans les bras de la femme de sa vie. Il ne mourra jamais heureux dans son lit en contemplant ce qu’il aura laissé derrière. Une mort violente et douloureuse l’attendait à la fin. Voilà tout ce qui le faisait baisser la tête avec l’envie de l’enfoncer sous la neige à cet instant.

Il regardait la neige fondre sur ses doigts. Il n’était plus humain, et c’était injuste. Il n’avait même pas demandé à être un sorcier. Il regarda Grace. Elle était jolie. Avant, il l’aurait bien invité à faire quelque chose, comme des amis, comme plus peut être. Il l’aimait bien parce qu’elle était sérieuse et calme, elle était réfléchie et donnait toujours de bons conseils. Mais peu importe, maintenant il suffirait qu’elle apprenne la vérité à son sujet pour fuir en quatrième vitesse, et son secret ne serait pas caché indéfiniment. Bientôt tout le monde allait être au courant. Les chefs de meute viendraient lui bourrer le crâne. Lui qui ne voulait qu’observer et apprendre allait devoir faire des choix.

«Non, je viens d’Ecosse, j’ai l’habitude du froid»

Il n’avait pas le courage de lui avouer et de lire l’aversion dans son regard. Pour encore quelques semaines il pouvait jouer au garçon normal et tenter d’en apprendre plus sur cette fille qui en disait si peu. Il ajouta en souriant et en essayant d’être rassurant :

«Et toi d’ou tu viens? Ça fait plaisir de t’entendre parler, raconte moi un peu ta vie, je ne sais pas grand chose alors qu’on se voit toute la journée. Tes parents sont sorciers? Tu as des frères et soeurs? Tu veux faire quoi dans la vie?»
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MessageSujet: Re: Set fire to the snow [PV]   Dim 12 Fév - 12:55

Son premier dessin, elle l'avait fait à l'âge de 6 ans. Premier vrai dessin s'entend. Avant ça, elle avait bien fait des gribouillages et des maisons et des semblants d'être humains qui ressemblaient plus à des patates qu'à des réelles personnes. Elle avait pris son carnet et était allée s'asseoir dans le salon, où sa mère coiffait sa soeur. Elle ne se souvenait plus de l'occasion, toujours est-il qu'en voyant cette scène, elle avait voulu la copier. Elle n'avait pas un talent surnaturel, son dessin restait donc largement à améliorer, mais néanmoins son envie de bien faire et le don qu'elle avait pouvaient s'y lire. Elle était fière de son dessin, vraiment très contente d'avoir été capable de dessiner sa soeur et sa mère, de capturer cet instant. Alors, quand son père était rentré, elle avait couru vers lui, son dessin en main. Tout ce qu'il avait dit c'était : Pas encore un dessin, on en a eu assez avec les deux autres. Déçue, elle avait alors rangé le dessin et était retournée dans sa chambre. Ce n'était apparemment pas avec ça qu'elle obtiendrait leur attention. Peu importait cependant, parce qu'avec le dessin, elle avait découvert sa passion. Lorsqu'elle alla par la suite faire les courses avec sa mère, elle acheta des carnets de dessin, des crayons particuliers, un chevalet et même de la peinture. Sa mère ne posa pas de questions. Elle se dit que faute de vouloir lui donner de l'attention, elle pourrait bien lui donner de l'argent.


Alors la petite fille avait continué à dessiner plus ou moins tout ce qu'elle trouvait. Ses maîtresses avaient bien remarqué son talent lorsqu'elle était enfant, mais ses parents n'assistaient jamais aux réunions scolaires, ils avaient déjà tout entendu, tellement de fois qu'ils n'avaient pas envie d'y aller une autre fois. Le seul qui savait à quel point elle dessinait bien, c'était son frère. Parfois, il posait même pour elle et il regardait ses dessins et en parlait avec elle. Mais loin de lui l'idée d'en parler à ses parents, il ne voulait pas qu'elle lui fasse de l'ombre, alors qu'il devait déjà concurrencer avec Brianna pour l'attention de ses parents. Quand on grandit dans l'atmosphère où les enfants doivent se battre pour avoir l'attention des parents, que reste-t-il ? A Poudlard, peu de gens savaient qu'elle dessinait. Elle préférait garder ça pour elle, elle n'aimait pas que les gens voient l'imperfection de ses dessins, elle ne voulait pas qu'ils voient tout le travail qu'il lui restait. Ou du moins le pensait-elle. Le fait que Shane abandonne le sujet la rassura donc.

Lorsqu'elle entendit que c'était parce qu'il venait d'Ecosse, cela sonna comme un mensonge. Ele connaissait beaucoup d'Ecossais et avec le froid mordant qu'il faisait, ils étaient aussi congelés qu'elle et aussi emmitouflés. Mais elle ne releva pas. Après tout, ils ne se connaissaient pas, pourquoi dirait-il la vérité à une fille comme elle ? Elle se contenta d'hocher la tête en regardant le sol.

« Oui, j'ai entendu qu'il faisait très froid là-bas en hiver... »

Et puis c'était vrai qu'il avait un accent écossais, mais elle le trouvait d'autant plus craquant en réalité. Merlin, elle se sentait rougir encore plus. S'il restait encore plus longtemps, on pourrait faire frire un oeuf sur son visage tellement elle se savait gênée. Mais il partirait vite. Il avait sûrement d'autres choses plus importantes à faire que d'être là avec elle. Hélas pour la jeune fille, le destin semblait s'acharner sur elle, puisqu'il voulait en savoir plus sur elle et lui posait des dizaines de questions auxquelles elle n'était pas prête à répondre, des questions que les gens ne lui posaient généralement pas, des choses dont elle ne parlait généralement pas. Que devait-elle répondre ? Elle allait si vite l'ennuyer... Mais en même temps, elle était là, avec un des garçons les plus populaires de l'école. Quelle était la pire chose qui puisse lui arriver ? Que toute l'école sache comme elle était peu intéressante peut-être... Mais est-ce que cela changerait réellement de ce qu'ils pensaient déjà maintenant ? Triturant son carnet, elle se mordilla la lèvre, hésitante. Elle ne savait absolument pas quoi dire pour ne pas le faire fuir, mais elle ne voulait pas non plus qu'il parte. Alors elle se lança, d'une petite voix, fixant le coin de son cahier, qu'elle faisait aller entre ses doigts. Elle y avait dessiné une petite animation d'un papillon se posant sur une fleur. Elle se concentrait dessus en répondant.

« Il n'y a pas grand chose à dire... Mes deux parents sont sorciers, j'ai une grande soeur et un grand frère, j'ai grandi à Birmingham et... C'est tout. Et toi ?»

Elle sourit à la petite animation, gênée, détournant le sujet vers lui, éludant exprès la question de ce qu'elle ferait par la suite. Une école d'art, qui est-ce que ça pouvait bien intéresser?Et puis elle n'était même pas sûre de faire ça... Peut-être qu'elle changerait d'avis et se lancerait dans un métier plus sûr et plus ennuyeux, c'était après tout ce que ses parents attendaient d'elle. Ça faisait mal parfois de réaliser à quel point en 16 ans de vie on n'a jamais réellement compté pour qui que ce soit.
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MessageSujet: Re: Set fire to the snow [PV]   Dim 12 Fév - 15:09

Il trouvait étrangement l’ambiance un peu tendue. Peut être que c’était parce qu’il se sentait mal et déprimé et que ça rayonnait autour de lui. Ou alors c’était la timidité de Grace qui le bloquait. Il ne comprenait pourquoi elle était si rouge et pourquoi elle baissait les yeux comme ça. Elle n’avait rien à se reprocher à ce qu’il savait. Non elle était juste comme ça, toujours discrète et timide. Elle ne devait pas avoir l’habitude qu’on lui pose des questions sur elle, en même temps vu les chipies avec qui elle trainait, ça ne l’étonnait pas que personne ne lui pose de question personnelles. Il trouvait ça dommage de se laisser écraser par ses amis. Si on ne choisissait pas sa famille, on pouvait bien choisir ses amis et ne pas s’infliger la compagnie de gens pénibles qui nous inhibaient.

Ses amis à lui, il avait de la chance de les avoir. Ils n’avaient pas été trop effrayés quand il leur avait avoué ce qu’il s’était passé. En même temps il n’était pas le premier de l’école et il ne serait pas le dernier. Mais ils ne s’étaient pas détournés de lui. Ils le soutenaient et c’était important. Alors comment lui, le maudit, pouvait avoir des meilleurs amis que la jolie Grace humaine normale pure souche? Après tout c’était son problème, il ne pouvait pas la forcer à changer de fréquentations. Néanmoins il en était quand même triste pour elle. Elle avait surement beaucoup plus à offrir si on avait à briser sa coquille. Il ne voulait pas croire qu’une personne pouvait se limiter à «je suis né ici, j’ai un frère et une soeur et voilà».

«Moi je viens d’un petit village au Nord de l’Ecosse. Mes parents sont des agriculteurs moldus et j’ai une petite soeur moldue aussi. Je me disais que j’aimerais bien reprendre leur exploitation plus tard mais je ne suis pas encore sur. Je ferai peut être quelque chose de plus magique, ou de plus calme, en rapport avec les livres peut être. Je suis tout le temps fourré à la bibliothèque. Mais en ces temps, c’est pas évident de prévoir précisément de quoi sera fait notre futur je trouve.»

Il se disait que s’il parlait plus de lui, peut être qu’elle serait plus à l’aise et qu’elle finirait par parler également. Comme les petits enfants, il fallait l’amadouer. Il avait bien remarqué qu’elle n’avait pas répondu à toutes ses questions, mais il ne la forcerait pas. Elle avait le droit de garder des secrets. Lui aussi en gardait. Surtout qu’il s’était invité dans son havre de paix et qu’il l’empêchait de dessiner tranquillement. Il était assez gênant comme ça sans aller la forcer à lui raconter sa vie en plus. Il allait juste lui parler et voir.

«Il parait que tu dessine bien. Tu fais ça chaque fois que je te regarde. Tu pourrais en faire quelque chose, moi j’aimerais bien savoir dessiner ou faire de la musique, ou être doué pour les arts en général. Je ne me doutais pas que j’allais entrer à Poudlard, sinon j’aurais pris des cours avant. On manque de choix dans cette école je trouve. Il n’y a pas beaucoup de sports ou d’activités extra-scolaires. Et puis je sais qu’on doit venir ici pour maitriser nos pouvoirs, mais ils ne pensent jamais à ceux qui voulaient vivre une vie moldue après. On n’a aucune éducation moldue, aucune qualification, c’est un sacré handicap.»

Il espérait qu’en disant ça il ne passait pas pour un pleurnicheur ou un ingrat, ce n’était pas ça, il y avait juste réfléchi et il partageait le fruit de ses pensées avec quelqu’un qu’il pensait pouvoir le comprendre.

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MessageSujet: Re: Set fire to the snow [PV]   Dim 12 Fév - 17:39

L'espace d'un instant, elle ne put empêcher son regard de se lever pour l'observer un instant pendant qu'il parlait. Il lui semblait enfin que son coeur commençait à se calmer et que le rougissement s'estompait petit à petit. Peut-être commençait-elle à s'habituer à la présence du jeune homme, qui en imposait. Son regard s'attarda donc sur ses larges épaules, sa mâchoire carrée, ses lèvres, son nez, ses cheveux noirs de jais... Savait-il à quel point il était beau ? Son observation était discrète, elle le savait, mais l'espace d'un instant, sans trop comprendre ce qui se passa, elle accrocha le regard du Serdaigle et ne quitta pas ses yeux bleus des prunelles vertes du jeune homme. Cela ne dura que quelques secondes, pendant qu'il parlait, mais cela lui sembla comme une éternité pendant laquelle son coeur avait cessé de battre et ses poumons refusaient de respirer. Et pourtant il lui semblait qu'elle ne pouvait pas détourner le regard. Cela ne dura que quelques secondes pendant lesquelles elle semblait soudainement comprendre qu'il voulait vraiment en savoir plus. Puis elle détourna à nouveau le regard sur son carnet, une teinte légèrement rosée sur les joues, mais moins violent que plus tôt.

Elle écouta avec attention tout ce qu'il disait, ravie d'en apprendre plus sur ce garçon qui la faisait secrètement craquer. Elle retint avec peine un sourire à la mention du temps qu'il passait à la bibliothèque, parce que ça, c'était de notoriété publique. Combien de filles se désespéraient du fait que, comme il était trop souvent là-bas, il n'y avait que peu d'occasions de l'aborder de manière qui paraisse presque accidentelle. Alors qu'avoir l'attention de James Archer semblait facile, puisqu'il se pavanait beaucoup et semblait prendre du plaisir à s'amuser avec les filles, de même que son ami Connelly, Shane Cunningham attirait les convoitises de l'école par son côté mystérieux et intelligent qui en faisaient craquer plus d'une. Elle en faisait partie d'ailleurs, mais elle avait toujours apprécié observer de loin et en silence. Elle n'était pas très à l'aise dans les situations sociales, encore moins lorsque le garçon qui lui plaisait l'abordait de manière tout à fait inattendue et semblait curieux d'en apprendre plus sur elle. Que devait-elle faire ? Essayer tout de même ou alors se taire et passer encore plus pour une idiote. A bien y réfléchir... Il avait l'air intelligent et gentil... Et s'il était ne serait-ce qu'un peu comme le Prince de son histoire, alors il pourrait peut-être l'apprécier... Ne serait-ce qu'un petit peu.

« Tu serais un excellent libraire... Et tu as raison, ce n'est pas très facile de faire une décision maintenant. Mais en même temps, c'est un moyen de ne pas se laisser abattre. Si on se met à penser qu'on sera peut-être tués, ou alors transformés, ou blessés, qui sait... Si on se met à penser qu'au final une décision ne servirait pas à grand chose, on abandonne. Pour l'heure, je suis en vie et je suis une humaine, même si je me transforme en quoi que ce soit, je n'abandonnerais pas mes projets. C'est ça le plus important... En faisant des projets pour l'avenir, on peut se mettre en tête qu'on en a un... »

Bien évidemment, elle ne le regardait pas tout ce temps là. Elle avait beau avoir la tête tournée dans sa direction, elle regardait les détails de sa cape, la branche derrière lui et de temps à autres ses mains à elle qui commençaient à refroidir progressivement, malgré le fait qu'elle continuait à jouer avec. Elle était gênée et en même temps incompréhensive. Certes, elle avait décidé de ne pas avoir l'air débile devant ce garçon, mais là, elle lui parlait de choses dont PERSONNE n'avait entendu parler. En même temps, personne ne lui demandait jamais rien, mais elle sentait la gentillesse de Shane, elle sentait qu'il cherchait un contact réel, pas juste quelqu'un vers qui pleurnicher, parce que sinon il avait plein d'amis. Se pourrait-il qu'il souhaite réellement la connaître, elle, sans aucune arrière pensée ? Cela lui semblait improbable, mais pourtant... Puis il parla de son idée de Poudlard, elle l'écouta attentivement, la tête à nouveau tournée vers le parc, puis réfléchit à ce qu'il disait. Elle laissa échapper un petit sourire.

« Parce que nous sommes en retard... ça peut paraître bête à dire, mais il y a 100 ans, les moldus n'enseignaient pas grand chose aux enfants, pourtant ils s'en sortent et ils progressent ainsi. Le problème, pour les matières moldues, c'est que si on commence à les enseigner, les Sang Pur ne voudront pas les suivre, alors il faudrait créer des cours spéciaux pour les Nés-Moldus comme toi, ce qui conduirait indéniablement à un clivage bien pire que celui qu'il y a maintenant. Et il est plus urgent de maîtriser ta magie pour ne tuer personne que de savoir l'algèbre. Tu as le temps pour apprendre les branches moldues, mais tu n'as pas vraiment le temps d'apprendre à maîtriser tes pouvoirs. Mais c'est vrai qu'on s'ennuie dans ce château. Tu voudrais ajouter quoi comme activité ? Le football ?»

Elle rit légèrement, mais elle rougissait aussi un peu. Qu'est-ce qui lui prenait ? C'était la première personne qui semblait lui porter ne serait-ce qu'un peu d'intérêt et voilà qu'elle l'ennuyait avec des considérations philosophiques qui ne l'intéressaient probablement pas. S'il parlait, c'était un peu mieux. Merlin, ses mains commençaient à lui faire mal, mais elle avait oublié ses gants au château et elle ne voulait pas lâcher son carnet de peur qu'il ne s'ouvre.
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MessageSujet: Re: Set fire to the snow [PV]   Dim 12 Fév - 19:03

Il ne s’était jamais trouvé particulièrement beau, ni considéré comme un garçon plaisant. Il se trouvait barbant, un peu trop grand, les épaules trop larges et la mâchoire trop carrée. En plus il avait des muscles à cause de son travail avec les moutons en été, et ça prenait trop de volume. Il avait un trop grand corps, trop volumineux à maitriser, et il se cognait souvent contre les coins de porte. Il avait des beaux yeux verts mais un peu plissés bizarrement . Ses cheveux étaient juste foncés, ses dents n’avaient rien de plus que celles de tout le monde, et il n’arrivait pas à faire un beau sourire volontairement. Ce qui faisait qu’il n’avait l’air heureux que sur les photos qu’on prenait de lui à l’improviste, pas quand il posait. Il n’aimait sortir que quand il y avait tous ses amis, et il préférait le calme de la bibliothèque aux soirées. Il pensait qu’il n’était pas vraiment le genre de garçon que les filles aiment. Il était bien trop ennuyeux. En plus il ne savait pas draguer. Il savait parler aux filles en tant qu’ami, là par exemple avec Grace il était à l’aise. Mais si quelqu’un lui avait demandé de l’inviter à sortir, il se serait retrouvé à bafouiller comme un idiot. Il ne comprenait pas vraiment les garçons toujours sûrs d’eux qui avaient une copine différente chaque semaine. Lui n’en avait pas eu beaucoup, et à chaque fois il s’était senti comme une bête de concours qu’on expose et qu’on juge. Du coup il préférait que les filles fassent le premier pas, mais il refusait poliment les chipies et autres fashionista. D’ailleurs elles ne tardaient pas à trouver mieux.

Il l’écoutait, et il trouvait que c’était bien dommage qu’on ne l’entende pas plus souvent, parce qu’elle disait des choses intéressantes, et des choses qui le faisaient se sentir mieux. Elle avait raison, il ne fallait pas qu’il déprime à cause de sa transformation, parce que s’il annulait tous ses plans, forcément il ne ferait rien de sa vie. La solution c’était de faire précisément l’inverse. De faire celui que ça n’atteint pas, et de se battre encore plus fort pour montrer qu’on est aussi capable qu’un autre. Avec de la volonté il pourrait s’en sortir, il n’était pas un cancre et il n’était pas le seul loup garou de l’école. Pour l’instant il paraissait tout à fait normal alors il pourrait peut être continuer. Il lui sourit, c’était exactement ce qu’il avait besoin d’entendre.

«Oui tu as raison, l’important c’est de savoir ce qu’on veut et de se donner les moyens d’y arriver. Et après si on rate on aura au moins essayé et fait de son mieux. On n’aura pas de regrets à avoir.»


Peut être qu’il pourrait être agriculteur aussi après tout. Il faudrait qu’il prenne des précautions mais s’il en avait vraiment envie... Il ne savait pas encore vraiment. L’endroit parfait pour lui c’était leur ferme en Ecosse, entre les livres, la cheminée ronflante et les bêlements. Il voulait ça, mais il ne savait pas s’il le voulait comme travail, comme lieux de vie. Puis il avait seulement 16 ans, il avait encore le temps de faire des études, de voir le monde, de rencontrer une fille qui changerait sa vie et de voir ce qu’elle voulait comme futur.

Il regardait ses mains qui trituraient son carnet. Il se demandait ce qu’elle était en train de dessiner avant qu’il n’arrive si ce n’était pas le paysage. C’était privé mais il était curieux. Il voyait aussi que ses ongles devenaient violets. Elle n’avait pas pris de gants puisqu’elle dessinait, et il faisait sacrément froid si on restait sans bouger. Il fouilla donc ses poches et lui tendit sa paire de gants. Il ne les mettait plus, ça ne voulait pas dire qu’il les avait jeté. C’était des gants de ski tout ce qu’il y avait de plus ordinaire, un peu rapiécés par temps, un peu puants la brebis, mais c’était tout ce qu’il avait. Il reprit ensuite leur conversation.

«Tiens tu devrais mettre ça, tu vas avoir les mains toutes gercées. C’est vrai qu’il y a 100 ans ça pouvait suffire mais maintenant le monde moldu évolue rapidement, et ça devient de plus en plus difficile pour les jeunes de trouver un emploi qui corresponde à leurs qualifications. Alors tu imagines bien ce que c’est sans qualifications. Il ne reste que les emplois dégradants dont personne ne veut. Et mettons que si je voulais devenir avocat, il me faudrait déjà bien deux ans intensifs pour passer mon bac, puis ensuite cinq ans d’études. Après je ne dis pas qu’il faudrait imposer ça à Poudlard, parce qu’on a déjà assez de travail avec l’apprentissage de la sorcellerie. Je n’ai pas de solution, je trouve juste que ce n’est pas évident. Après c’est vrai que ça ne concerne qu’une partie infime des étudiants de l’école. Sinon comme activités, je trouve ça vraiment réducteur. On est des sorciers, on pourrait inventer tout et n’importe quoi. Oui j’aimerais bien jouer au football, mais rien qu’avec les balles de Quidditch on pourrait faire une sorte de football beaucoup plus amusant, ou on pourrait jouer au basket ball avec une balle enchantée qui rebondirait aléatoirement, ou au volley ball aussi. On pourrait même organiser des cours de natation dans le lac quand il fait chaud, je suis sur qu’il y a plein de gens qui ne savent pas nager ici.»
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MessageSujet: Re: Set fire to the snow [PV]   Dim 12 Fév - 20:11

Grace passait sa vie à dormir. Normalement, elle dormait toute la journée. Elle n'était pas consciente de ce qui se passait dans la vie, elle marchait et semblait bien éveillée, mais elle dormait toute la journée. Elle s'enfermait dans ses rêves parce que dans ses rêves tout était différent. Elle-même était différente, plus jolie, plus audacieuse, plus maligne, plus tout. Il n'avait pas été rare qu'elle s'imagine parler avec le garçon qui lui plaisait, l'impressionner par son intelligence, l'éblouir par sa beauté. Elle s'était ainsi déjà imaginée avec Shane et même plutôt deux fois qu'une... Elle s'imaginait le charmer, le séduire, puis il lui demanderait de sortir avec elle et après... Le reste n'était finalement qu'un conte de fées tel qu'une jeune fille de 16 ans pouvait bien espérer. Et même sans cette audace, parfois elle s'imaginait qu'elle lui plaisait et qu'il perçait à travers toute cette timidité qui la caractérisait et qu'il tombait amoureux d'elle malgré tout, qu'il la trouvait jolie et intéressante, qu'il appréciait passer du temps avec elle. Puis alors qu'enfin il lui semblait pouvoir l'embrasser, dans ces rêves éveillés, arrivait un imbécile, lui rappelant sa place en lui demandant de jouer les intermédiaires pour une de ses amies. Et elle revenait sur terre, se répétant aussi fort qu'elle le pouvait qu'il n'était pas un garçon pour elle, qu'il était trop bien pour elle et qu'il y avait tellement mieux au détour de chaque couloir de Poudlard... Entre Sally Eddings, Lou Ann Sonius, Autumn Hastings, Camille Hayes et j'en passe...

Parfois, elle se demandait ce que cela pouvait bien faire d'être jolie, d'être si jolie qu'un sourire suffisait à charmer son monde, qu'un regard faisait tomber tous les garçons qu'on désirait, de se regarder dans le miroir et de ne pas se trouver des défauts, de sortir et de se trouver belle. Elle n'avait jamais connu ce sentiment d'être heureuse d'elle, même maquillée, elle se trouvait fade, sans aucun charme. Elle aurait aimé avoir une fois ce sentiment de satisfaction d'elle-même, lorsqu'on sait qu'on a raison, lorsqu'on sent qu'on a de l'importance. Souvent, elle en entendait des filles parler, lorsqu'elles parlaient à voix haute dans la salle commune. « Il me fait me sentir si parfaite. » Ce sentiment, jamais personne ne le lui avait fait sentir. Jamais personne lui avait fait sentir que ses paroles ne pourraient avoir ne serait-ce qu'un impact minime. Pourtant, il semblait avoir trouvé de l'intérêt dans ses paroles et elle perçut le sourire qu'il lui fit, elle rougit légèrement.

« Exactement... On est jeunes, on a largement le temps de faire des erreurs et même de perdre du temps s'il le faut. »

C'était ce qu'elle disait, mais elle, il lui semblait que de toutes manières chaque jour ressemblerait au précédent. Elle ne cessait de se demander ce que cela serait de traverser la vie de la sorte, comme un fantôme, comme si personne ne vous voyait réellement, personne ne savait votre réelle valeur et personne ne voulait même ne serait-ce qu'essayer de la connaître. Elle se sentait parfois étouffer, mais dans le fond, cela importait peu, quand elle était dans ses histoires, dans ses dessins, il n'y avait que ça qui comptait et elle pouvait bien s'enfermer dans un monde rien qu' à elle, il lui suffisait. Elle fut surprise par le mouvement qu'il fit pour lui donner ses gants. Elle aurait pu les refuser, mais elle était réellement gelée, alors elle les prit d'une main et l'écouta parler en souriant, les mains fixées sur ces gants un peu usés.

« Du volley-ball avec une balle magique ? Ce serait intéressant à essayer. Mais tu sais, même si ce n'est pas dans le cadre des activités proposées par le corps enseignant, rien ne t'empêche toi d'aller avec tes amis sur le terrain de Quidditch et inventer des jeux avec tes amis. S'ils ont assez de succès, qui sait, tu lancerais une nouvelle mode ! »

Elle ne répondit rien quant à la natation, parce qu'à la vérité, elle même ne savait pas nager du tout, ses parents n'ayant jamais trouvé nécessaire qu'elle le fasse, parce qu'elle était trop grosse pour mettre un maillot de bains, après tout. Et puis que bon, dans le fond, peut-être par moments sa mère aurait-elle préféré qu'elle se noie plutôt que de devoir s'occuper d'elle.Même si ce n'était pas correct et qu'elle s'en voulait de penser ça, parfois c'était une pensée qui lui traversait l'esprit, tellement ses parents semblaient se désintéresser d'elle. Elle entreprit donc de mettre les gants, mais pour cela, elle dut lâcher son carnet... apparemment au moment même où le vent décida de se rappeler à eux. Le carnet commença alors à s'envoler.

« Par Merlin ! »

Paniquée et très attachée à ses dessins, elle jeta les gants dans la neige pour tenter de rattraper le carnet. Mais elle fut trop lente, apparemment les réflexes de Shane étaient meilleurs et alors qu'elle tira le bras, lui l'avait déjà attrapé. Elle glissa du caillou sur la neige, mais peu importait, elle se releva et regarda Shane.

« Merci, merci, merci mille fois ! »

Mais elle ne vit que trop tard que le carnet n'était plus fermé. Son visage devint livide lorsqu'elle réalisa qu'il était ouvert, dans la main de Shane, sur un dessin de Shane. C'était en cours d'histoire de la magie, elle s'ennuyait et à le voir si paisible, à regarder par la fenêtre, elle avait voulu capturer l'instant. Et il était plus que reconnaissable dessus. Elle ne savait juste plus quoi faire, elle restait là, debout à voir le dessin, remerciant Merlin que ce ne soit que celui-là, mais en même temps assez embarrassée en soi pour pouvoir dire quoi que ce soit. Elle aait un dessin de Shane dans son carnet et c'était le même Shane à qui elle parlait réellement pour la première fois. Elle aurait voulu pouvoir dire des mots d'explication, d'ailleurs elle essayait, mais chaque fois qu'elle ouvrait la bouche aucun son ne sortait. Elle rougissait de plus en plus violemment.
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MessageSujet: Re: Set fire to the snow [PV]   Lun 13 Fév - 0:55

Il se demandait ce à quoi ressemblerait Grace si elle fréquentait des gens bons pour elle. Si elle avait plus confiance en elle et qu’elle s’exprimait, elle ferait partie des filles les plus en vue de l’école probablement, parce qu’elle était très jolie. Elle avait un charme différent des autres filles. Plus sauvage, plus discret, il fallait faire attention pour remarquer son charme, ses cheveux qui faisaient un doux halo châtain autour de son visage, ses dents que dévoilaient un sourire timide et tout à fait craquant. Et surtout ses yeux. Il ne l’avait jamais regardé dans les yeux avant, mais elle avait de très jolis yeux. Il y avait des filles bien moins jolies à l’école qui avait plus de succès en se mettant plus en valeur. Mais finalement sur Grace, ça aurait quelque peu gâché le charme. C’était comme ça qu’elle était, timide et mystérieuse, et en le lui enlevant elle ne serait plus la Grace qu’il connaissait. Qu’il connaissait peu, mais qu’il apprenait à connaitre. Lui préférait ce genre de filles qui ne cherchaient pas à se mettre en valeur. Enfin avec un peu plus de confiance en elle il se sentirait plus à l’aise.

«Oui peut être. Il faudra que je fasse des recherches sur ce qui a déjà été fait. Et que je mette au point des règles, mais ça pourrait être amusant à jouer. Et si ça marche je te donnerai 50% des gains en tant que conseillère!»


Ajouta-t-il en souriant. Il avait envie d’aller fouiller dans le rayon sport de la bibliothèque maintenant. On trouvait toujours des choses surprenantes dans la bibliothèque, malgré ce que les gens pensaient. La plupart croyaient que ce n’était qu’un endroit poussiéreux et ennuyeux, mais lui adorait l’odeur des livres, et il n’était jamais repu de connaissances. En plus à Poudlard, il n’y avait ni Google, ni Wikipedia, alors il fallait bien chercher manuellement.

Malheureusement, elle n’eut pas lui temps de lui répondre que son carnet s’envolait. Il avait bien remarqué à quel point elle était attaché à ce morceau de papier. Elle crayonnait tout le temps dedans et encore cinq secondes plus tôt, elle s’y accrochait de toutes ses forces. Donc il le rattrapa rapidement dans le but de le lui rendre avant qu’il ne tombe dans la neige et qu’il ne soit fichu. Pendant ce temps Grace était tombé le derrière dans la poudreuse.

«Ça va, tu ne t’es pas fait mal?»

C’est en suivant son regard affolé qu’il baissa les yeux sur le carnet et se retrouva nez à nez avec... lui. C’était un magnifique dessin, il s’était reconnu directement, ainsi que la salle d’histoire de la magie. C’était surement durant cette semaine car il neigeait dehors. On aurait dit une photographie moldue, mais avec le charme des traits de crayons. Elle avait un talent certains, et il l’aurait complimenté s’il n’y avait pas eu le choc de savoir qu’elle l’avait dessiné lui. Donc qu’elle l’avait longuement regardé. Est ce qu’elle dessinait tout le monde et que la coïncidence avait faite qu’il était tombé sur lui? Ou bien elle le regardait vraiment beaucoup plus qu’il ne le pensait? Il n’était pas vraiment à l’aise avec ça dans le mains. Il lui tendit son carnet.

«Euhm... C’est super bien dessiné, tu es doué ... Tu dessines souvent les gens en cours?»

Il ne savait plus trop quoi dire. Il ne voulait pas la faire paniquer, peut être qu’elle avait dessiné tout le monde ce jour là et qu’il se montait la tête. Il ne l’avait jamais surprise à le regarder particulièrement.
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