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Il était une fois, le monde des sorciers, l'école Poudlard...


Au temps des Maraudeurs...




 

 The Fracture

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MessageSujet: The Fracture   Mer 28 Déc - 15:07

«Mais enfin Lucius, Draco n’a que onze ans!» C’était tout ce qu’il avait obtenu après des dizaines d’essais pour dire à sa mère qu’elle était grand mère maintenant. Il ne savait même plus pourquoi il s’était tant acharné cette fois. De toute façon elle ne comprendrait pas. Du coup il s’était contenté de fantasmer avec elle sur les petits enfants qu’ils auraient un jour, dont une petite fille rousse. C’était aussi bien après tout. Sa mère souriait, elle était contente. Il pourrait dire à Sam que sa grand mère est ravie qu’elle entre dans leurs vies. Tout était tellement différent maintenant. Peut être que ce qu’il était venu chercher ce matin à l’hôpital c’était du réconfort parental. Un «ça va bien se passer, tu seras un bon père». C’était parfaitement idiot, le parent c’était lui, plus sa mère. Parfois il l’enviait, vivre dans un rêve ou tout était parfait, tout garder intact pour la fin de ses jours, que plus rien ne change. Il attendit encore une fois que sa mère se soit endormie dans ses bras pour partir. Il était resté longtemps cette fois. Il lui fallait du courage parce qu’aujourd’hui il allait briser le mur.

Le mur selon lui, c’était cette barrière qu’il avait crée il y a sept ans. Autant mentalement que physiquement. Il s’empêchait de repenser à sa vie d’avant, et il s’en tenait le plus loin possible. Jusque là ça avait plutôt bien marché. Il avait oublié les noms de ses anciens camarades, oublié la sensation de voler sur un balai, l’impression de pouvoir que procurait sa baguette entre ses doigts, la forme du château de Poudlard, la foule dans les rues de Pré-au-lard pour les fêtes, gambader la tête haute sur le chemin de Traverse, le sourire de Dawn. Tout ça était derrière le mur. Maintenant il y avait la sensation de vitesse dans sa voiture de luxe, l’impression de pouvoir que procurait une liasse de billets, la forme de Big Ben, la foule sur Oxford Street, marcher la tête haute dans Covent Garden, et le sourire de toutes les Londoniennes.

Et voilà qu’il était dans son salon, l’air sombre. Il se préparait à transplaner, chose qu’il n’avait plus faite depuis des années. Il allait à Pré-au-lard alors qu’il avait juré de ne plus jamais y revenir. Il ne voulait pas y aller, il ne voulait pas risquer de croiser des connaissances, il ne voulait revoir ces robes de sorciers débiles, ni les pavés qui tapissaient cette rue, il voulait simplement oublier ça et se cacher de nouveau derrière son mur. Mais il le faisait pour Dawn. Combien de fois il avait regardé à travers une faille de son mur et vu un éclair de cheveux roux, le vert de ses yeux, un morceau de sourire, une odeur... Il l’avait cru morte, disparue... Il fallait le faire.

Il finit son verre. Peut être que ce n’était pas une très bonne idée de boire avant le transplanage, mais il avait besoin de courage. Il pensait encore maitriser, il se souvenait bien, destination, détermination, décision. Il avait été doué, il pouvait encore le faire. Il inspira un grand coup, se concentra et partit. Il arriva dans la rue, là même où il voulait arriver. Il avait aussi oublié la sensation d’étouffement que procurait ce transport. Son corps semblait pétiller, comme s’il avait été engourdit sans magie tout ce temps. Il n’aimait pas vraiment ça. Il se mit en route vers le magasin. Heureusement pas de connaissances pour l’instant. Il marcha vite et la tête baissée jusqu’à Derviche et Bang, s’empêchant de regarder autour de lui. Il ne voulait pas se rappeler, il se concentrait uniquement sur les pavés. Il entra dans le magasin, il était onze heures. Il avait peur et il détestait ça.

Il leva la tête. Toutes les étagères regorgeaient d’objets magiques en tout genre. Il connaissait encore leurs noms, mais aussitôt il baissa de nouveau la tête. Trop de souvenirs. Il était venu ici pour une seule chose, après il irait faire du shopping chez les moldus, dans un endroit sans aucun lien avec sa vie d’avant. Il appela :

«Dawn?»

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Dernière édition par Draco Malfoy le Mer 28 Déc - 15:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: The Fracture   Mer 28 Déc - 15:46

Elle avait été si tranquille dans sa vie. Certes, agitée et très occupée, mais à part les rares fois où la petite tombait malade, c’était devenu une sorte de routine, de tout faire à la fois. Maintenant, c’était différent… De retour à Londres, elle pouvait compter sur l’appui de sa famille, qui la déchargeait beaucoup. Elle pouvait aussi se consacrer à un seul et unique travail, qui était de faire marcher ce magasin et de créer des enchantements. Elle adorait la pâtisserie, mais elle aimait encore plus ça. Et bon, elle avait installé un four à l’arrière de son magasin pour faire les deux en même temps et donner quelques pâtisseries au restaurant. Elle ne se faisait pas payer, surtout pas, parce qu’elle se disait toujours que l’argent récolté par le restaurant reviendrait tôt ou tard, que ce soit à elle ou à sa fille… Et vu qu’elle avait le salaire de Derviche à présent, tout allait bien. C’était ainsi qu’elle voyait les choses.. Elle vivait confortablement, elle n’avait pas besoin de plus.

Retrouver le magasin n’avait pas été facile… A l’abandon depuis la fin de la guerre, en 7 ans, personne n’avait eu à l’idée de le nettoyer ou même de voir ce qu’il y avait encore dedans. Lorsqu’elle était arrivée, le travail avait été difficile pour tout dépoussiérer, tout nettoyer, remettre en état ce qu’elle pourrait encore vendre… C’était beaucoup d’énergie, mais c’était bien, cela lui évitait de penser à ce que ces endroits lui rappelaient. Pré-au-Lard n’était pas particulièrement chargé de souvenirs avec Draco, puisqu’ils étaient amis secrètement… En revanche, elle se souvenait de tous ses amis, et c’était agréable. Mais même comme ça, elle se rappelait de Draco, le nier serait se voiler la face… Elle se souvenait des regards en coin, des sourires, des tirages de langue et des clins d’œil volés, lorsqu’ils étaient sûrs que personne ne les regardait.

Draco… Comme elle aurait aimé avoir des milliers de choses à faire en cet instant précis pour ne pas penser à lui, ne pas penser à leur rencontre, ne pas penser à tout ce que cela signifiait. Dans le fond, elle n’y était peut-être pas obligée. Après tout, elle avait simplement dit à Sam que cet homme était un ami d’enfance qu’elle n’avait pas vu depuis très longtemps. Comme la fille était intelligente, elle lui avait demandé pourquoi il n’était jamais allée la voir à Paris avec sa marraine, Hermione… Et elle avait été prise au dépourvu et n’avait pas eu d’autre choix que d’avouer qu’ils s’étaient disputés parce qu’il y avait dans le temps beaucoup de problèmes dans le monde des sorciers.

Elle regarda la boutique très calme en cette fin de matinée. Elle avait repris des couleurs, était lumineuse, présentait tous les objets de manière sobre et élégante, avec juste la touche de féminité qu’il faut. L’ancienne Serdaigle soupira. Il ne viendrait pas ce jour là. Peut-être ne viendrait-il pas du tout… Cela serait pour le mieux. Elle se glissa alors dans son arrière boutique et se plongea dans la confection de gâteaux. C’est alors qu’elle s’occupait du glaçage qu’elle l’entendit entrer et appeler son nom. Ses mains étaient occupées, c’était une bonne chose. Elle n’aurait pas à le regarder, et elle pourrait se détacher un peu. Bien…

« Oui, je suis là… Viens dans l’arrière-boutique !! »

La pièce était grande, séparée en deux parties. Une sorte de cuisine d’un côté, avec une grande table, où Sam faisait ses devoirs après les cours, pendant que sa mère cuisinait ou s’occupait du magasin. De l’autre côté, un atelier avec divers objets, outils et livres pour les enchantements. Dawn était là, penchée sur la table, avec son glaçage dans une main et le gâteau posé à plat. Ses cheveux blonds étaient retenus dans un chignon, elle portait uniquement une simple chemise bleue et des pantalons noirs, la robe sorcière n’étant pas pratique pour cuisiner.

« Bonjour, Draco… Comment vas-tu ? »

Elle leva à peine la tête, concentrée sur son gâteau.
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MessageSujet: Re: The Fracture   Mer 28 Déc - 16:15

Il suivit le son de sa voix pour aller dans l’arrière boutique. C’était étrange comme sa voix avait changé et était pourtant resté la même. Comme elle d’ailleurs. Il vint s’assoir près d’elle. C’était dommage qu’elle se soit teint les cheveux, il l’aimait bien en rouquine. C’était sa Dawn. Maintenant elle n’était plus à lui. Il ne pouvait pas s’empêcher de la regarder, une partie de lui voulait venir la prendre dans ses bras et lui dire à quel point elle lui avait manqué, qu’il était désolé, tout ce que l’ancien Draco aurait fait. Mais il préféra rester assis et lui sourire. Tout avait changé, lui compris.

«Bien, et toi?»

Il était venu pour parler, mais en fait il ne savait pas exactement ce qu’il voulait dire, et surtout comment le dire. Tout allait encore changer et il avait peur de ça, alors il préférait attendre de voir ce qu’elle voulait. En réalité il n’était pas très à l’aise, que ce soit à cause de sa présence, du magasin, de la magie. Il aurait largement préféré qu’ils se voient dans un café moldu, là où il avait ses habitudes maintenant. Là il se sentait comme le petit garçon d’autrefois et ça lui donnait mal au ventre.

Il ne la regardait plus maintenant, il se concentrait sur ses mains à lui. Il regardait ses ongles en triturant ses cuticules, signe de son malaise. Qu’est ce qu’il allait faire? Sa fille allait entrer à Poudlard, il ne pourrait pas se cacher éternellement derrière son mur. Il faudrait aller sur le chemin de Traverse, lui acheter ses fournitures. Il faudrait qu’il lui montre comment monter sur un balai. Il aimait ça à l’époque. Il faudrait qu’il passe devant le manoir, qu’il lui explique que ça avait été à eux, ce que ça signifiait, ce que le nom des Malfoy inspirait alors. Ou peut être pas. Son nom, il n’en voulait plus. Il avait été tellement sali, et Sam était innocente de tout cela, elle ne devrait pas être en contact avec ça. Pouvait il rester cacher? Jouer le rôle d’un père moldu, cacher à tout le monde qui il était? Non c’était lâche, et ça ne plairait pas à Dawn. Il faudrait qu’il casse le mur, bientôt, et il ne voulait pas.

«Raconte moi tout, ça fait si longtemps»

C’était plus simple de l’écouter, et il était curieux de savoir ce qu’il s’était passé dans sa vie. Il ne tenait pas particulièrement à commencer à raconter son histoire. De toute façon elle serait déçue par lui comme elle l’avait été. Parce que dans son histoire, il n’avait pas été un héros, il n’avait pas sauvé ses parents, il n’avait pas choisi le bon camp, il n’était pas resté pour affronter un monde en ruine. Il avait été celui qu’elle avait quitté, le petit garçon effrayé et lâche. Et il ne voulait pas la décevoir encore.

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MessageSujet: Re: The Fracture   Mer 28 Déc - 16:36

Le gâteau au chocolat, un joli glaçage, parfait, régulier… Le brun de ce gâteau l’empêchait de lever la tête, de se plonger dans la contemplation du blond près d’elle. Avait-il besoin de s’asseoir si près ? Bon, après tout, ils n’étaient que deux, il n’allait évidemment pas s’asseoir à l’autre bout de la cuisine, mais tout de même !! Merlin, pourquoi fallait-il qu’il soit si difficile d’oublier son premier amour ? Elle avait pourtant eu quelques aventures, mais rien ne lui plaisait assez, rien n’arrivait à la hauteur de son Draco… Et voilà, elle avait encore le réflexe de parler de son Draco, pas de Draco. Ce n’était pas son Draco, il ne l’avait jamais été et il ne le serait probablement plus jamais. Ça ne valait pas la peine de réfléchir, de se demander ce qu’il pourrait se passer. Ils avaient eu leur chance, elle était passée. A présent, il n’y avait que Sam qui comptait… Elle et personne d’autre.

« Je vais bien, heureusement, personne ne pense encore à s’attaquer aux magasins… »

Elle ne savait pas qu’il avait vécu en dehors du monde des sorciers et qu’il ignorait probablement la peur dans laquelle ils vivaient tous à nouveau. C’était la mauvaise période pour revenir, mais elle ne voulait pas que Sam soit conrontée aux sorciers pour la première fois lors de sa rentrée. Et il y avait des Auror postés partout dans Pré-au-Lard, il ne pouvait rien arriver. Du moins l’espérait-elle à chaque seconde. Elle ne quittait jamais sa fille des yeux, sauf dans le monde des moldus, qui était étrangement devenu beaucoup plus sûr que le monde sorcier. Attendre que le glaçage au chocolat refroidisse, préparer le glaçage meringué…
Quelques instants de silence lui semblèrent une éternité, pendant laquelle elle préparait ce glaçage. Allait-il parler ? Voulait-il parler, dire quelque chose ? Puis il fit simplement une délégation… Il ne voulait pas prendre la parole, il préférait la laisser faire tout le boulot… Elle ne voulait pas vraiment parler de ce qui lui était arrivé, elle ne voulait pas vraiment raconter ce qu’avait été sa vie, mais elle n’avait pas le choix. Il avait le droit de savoir comment sa fille avait vécu.

« J’ai aidé l’Ordre du Phénix autant que j’ai pu pendant les mois qui ont suivi la fin de l’année…. Jusqu’à ce que je découvre ma grossesse, moment auquel Hermione et ma famille m’ont poussée à m’en aller. Ils ont effacé mon nom de tous les registres par je ne sais quel miracle et je suis partie me réfugier à Paris. J’ai teint mes cheveux pour être moins reconnaissable, j’ai trouvé une place dans une pâtisserie… Je travaillais là-bas de jour, je continuais à étudier la magie de nuit… Quelques mois après, je donnais naissance à ma petite Sam. Et le rythme devint difficile, mais mon père trouva quelques semaines pour venir m’aider à la maison, puis après je l’ai inscrite au jardin d’enfants, puis au ballet et elle sait même jouer du violon. »

Un petit sourire lui échappa en pensant à sa petite merveille de fille. Elle était tellement jolie, tellement souriante et parfaite. Que n’aurait-elle fait pour elle ? Elle était le rayon de ses journées, elle l’aimait tellement.

« J’ai économisé pour pouvoir ouvrir ma propre pâtisserie, histoire d’avoir plus de temps pour elle... Je ne savais pas si elle serait sorcière ou non, mais j’aurais du me douter qu’une Malfoy ne pourrait être sans pouvoirs… A 6 ans, elle tournait ses pages par magie. Et je savais qu’elle devait connaître le monde des sorciers avant d’aller à Poudlard, donc j’ai vendu ma pâtisserie, racheté Derviche et Bang et nous voilà… »

Il savait le gros, sans trop de détails… Il savait les faits, pas les sentiments. Il n’en avait pas besoin. Pas encore. Peut-être qu’avec le temps, Sam lui en raconterait plus, mais pour l’heure, c’était suffisant. Le regard de Dawn était concentré sur les motifs qu’elle dessinait avec le glaçage meringué sur le gâteau. C’était tout ce qui pouvait l’empêcher de trembler, de pleurer, de dire que sa fille avait besoin d’un père. Elle ne le forcerait jamais à rien. Elle ne voulait même pas lui poser des questions. Elle avait trop peur des réponses.

« Je ne te demande rien, Draco… Je ne m’attendais même pas à ce qu’elle te voie avant moi. Sam est une grosse charge et surtout, sang-mêlé. Je sais que c’est un déshonneur pour ta famille. Sincèrement, tu n’as même pas besoin de te souvenir qu’elle existe. Je ne t’en voudrais pas si tu passais cette porte et ne revenais plus. »
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MessageSujet: Re: The Fracture   Mer 28 Déc - 17:16

Il écoutait, sans rien dire, sans bouger ni détacher son regard de ses mains. Il avait des grands doigts maintenant qu’il regardait bien. Comme son père. Peut être que Sam aussi. Alors c’était comme ça qu’aurait pu être sa vie s’il était parti avec elle. Ils auraient vécu à Paris avec leur bébé. Il aurait appris à faire de la patisserie, il serait allé voir sa fille à ses spectacles de danse et ses auditions de violon. Il aurait été tellement fier en la voyant faire ses premiers sorts. Peut être que son père ne serait pas mort s’ils étaient parti. De toute façon ça ne servait à rien de refaire le monde avec des «si», c’était comme c’était et finalement pas si mal. Dawn allait bien, Sam aussi, lui aussi.

Ce qui fit craquer le mur, ce fut cette dernière phrase «un déshonneur pour ta famille». Il se rappelait comme c’était. Les lettres de son père au petit déjeuner. Le fait de savoir qu’il n’aurait jamais le choix dans sa vie, qu’il n’était qu’un maillon dans la chaine des Malfoy, qu’il ne pourrait jamais se montrer avec celle qu’il aimait. Comme il aimait ses parents et les détestait en même temps. Comme il aspirait à être comme eux, riches, si puissants, si imposants, aimer comme ils s’aimaient, et en même temps comme il voulait être libre. Il se rappelait tout, comme ses derniers jours avec Dawn n’avaient été qu’un rêve, la folie de penser que sa vie lui appartenait.

Et après plus rien. La fin du monde. Perdue Dawn, et un an après perdu ses deux parents. Il avait eu ce qu’il voulait, il était libre, mais quelle importance maintenant puisque plus rien ne valait la peine. Il se tint les mains pour les empêcher de trembler. Il se souvenait de tout, il voyait la tombe blanche de son père, il l’avait faite déplacer dans un cimetière moldu. Il y avait longtemps qu’il n’était pas allé le voir. Il lui manquait tellement à cet instant. Son père tout puissant, à l’époque dans laquelle s’était enfermé sa mère.

Alors maintenant il était libre, et Dawn était retrouvée, et Sam avait apparu. Il fallait en profiter. Le mur était obsolète. C’était décidé, il allait tout lui dire, elle aussi devait savoir ce qui s’était passé, pourquoi plus rien n’était pareil, et à quel point elle allait changer se vie. Il se racla la gorge pour ne pas qu’elle sache qu’il était troublé.

«Dawn... Ils sont morts... Mon père est enterré à Morden et ma mère est internée à l’hôpital de St Pancras... Il n’y a plus que moi. Je n’ai plus le manoir. Pour tout te dire, je n’avais pas fait de magie depuis sept ans. Je suis un moldu maintenant. Je vis à Notting Hill, je mange des sushis, je conduis une Porsche. Et j’aimerais beaucoup apprendre à connaitre Sam.»

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MessageSujet: Re: The Fracture   Mer 28 Déc - 17:55

Draco Malfoy… Merlin, son nom… Il avait peuplé ses rêves depuis trop longtemps, il avait peuplé ses espoirs et faisait partie de chacun de ses projets d’avenir, lorsqu’elle était adolescente. C’était drôle, la manière dont elle tentait de nier qu’elle l’aimait, la manière dont elle a eu plusieurs petits amis, pensant qu’elle ne l’aimait pas. Mais elle rêvait de Draco, tout le temps. Si elle s’imaginait épouser quelqu’un, c’était lui. Si elle s’imaginait avec des enfants, il en était le père. Plus le temps passait, plus elle se disait que la vie avec Draco serait merveilleuse, qu’il était si parfait. Mais le temps avait passé et elle avait réalisé qu’il n’aurait jamais le courage de se battre pour eux. Jamais…

Il disait qu’il la sauverait, qu’il la ferait s’échapper et là, elle le croyait. Elle le croyait quand il lui disait qu’il voulait qu’elle vive, et qu’il voulait qu’ils vivent heureux. Mais elle le connaissait mieux qu’elle le pensait et elle savait que jamais il n’aurait la force d’affronter ses parents pour être avec elle. Elle savait que quoi qu’il arrive, elle resterait cette copine cachée dont il avait trop honte. Ça aurait été tellement plus facile d’être Pansy Parkinson, de naître dans une famille sorcière, d’être tout ce qu’on pouvait espérer d’elle. Mais elle ne l’était pas. Elle était une simple jeune fille née dans une famille de moldus et elle ne renierait jamais sa famille, ni ses origines. Ce qui faisait le plus mal, ce n’était pas de voir à quel point Draco se fichait de ce qui pouvait arriver aux autres… Ce qui faisait le plus mal, c’était de réaliser qu’il serait trop lâche pour oser un jour se battre pour eux deux, pour qu’ils soient heureux malgré la pression sociale.

Et maintenant c’était trop tard. Des années avaient passé et elle restait avec dans la gorge ce goût d’inachevé et elle savait que cela ne partirait jamais, il était son premier amour et elle gardait grâce à Sam un lien puissant avec lui. Mais ils avaient tout perdu. Ce qui aurait pu être une magnifique histoire d’amour et aurait pu les rendre heureux pour le restant de leur jour n’existerait plus, leur temps était passé. Sam était là, il avait changé, elle avait changé, leurs sentiments avaient changé. Elle pourrait faire l’effort de réapprendre à le connaître, mais elle doutait que cela revienne… En réalité, elle savait que cela reviendrait au galop… Mais le Prince des Serpentards est qui il est et elle finirait brisée, elle le savait. Il ne partagerait pas ses sentiments.
Malgré la crème dans ses mains, elle le regarda, ancrant son regard dans le sien.

« Je suis sincèrement désolée, Draco… J’espère que ta mère ira mieux. »

Elle finit son gâteau et alla vers l’évier, rincer ses mains couvertes de divers goûts.

« Sam a le violon à 15h… Tu pourrais la chercher à l’école, lui dire que je t’ai demandé de me rendre ce service et l’amener à son cours. Ne lui dis pas encore que tu es son père. Voyons d’abord comment les choses se passent avant de prévoir une répartition du temps... Je t’écrirai les adresses une fois que mes mains seront propres »

Elle avait trop peur qu’il parte et qu’en plus de devoir réparer son propre cœur, elle ne se retrouve à réparer le cœur de sa fille.
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MessageSujet: Re: The Fracture   Mer 28 Déc - 18:27

Il ne savait pas exactement à quoi s’attendre, mais il était un peu déçu par sa réaction. Elle était désolée... Lui aussi, et alors? Il aurait sans doute préféré un «oh Draco c’est terrible, mais maintenant on peut être ensemble» ou «ça a du être terrible, maintenant tu ne seras plus seul». N’importe quoi, il était encore plus fou et rêveur que sa mère. Il l’avait retrouvé, ça ne voulait pas dire qu’elle voulait de nouveau de lui. Ils avaient changé, tout était différent, il fallait oublier tous les scénarios de retrouvailles qu’il s’était imaginé durant des années. Il serait le père de Sam si elle le voulait, et ils continueraient leurs vies.

Comme c’était étrange d’être ici, il avait l’impression que les sept dernières années n’avaient été qu’un rêve. S’il revenait dans le monde des sorciers il y avait tant de choses qu’il devrait faire. Se racheter une baguette pour commencer. Ça serait difficile d’en trouver une si belle que celle qu’il avait cassé en deux. Se remettre à la page. Qui était le ministre maintenant? Qu’étaient devenus Potter et ses amis? Et les Serpentards? Est ce que tout allait bien dans un monde post-apocalyptique bercé de quiétude et de bons sentiments? Il en savait surement encore moins que Sam. Il garderait probablement son appartement. Il allait devoir changer son mode de vie aussi. Avant il comptait juste dilapider son héritage puisque personne ne lui succèderait, mais maintenant il devait s’assurer du futur de sa fille. Il allait devoir y réfléchir.

En tout cas il était rassuré, elle était d’accord pour qu’il reste dans leurs vies, c’était tout ce qu’il demandait. Il avait peur bien sur. Peut être que la petite fille ne l’aimerait pas, ou qu’il ne saurait pas comment s’y prendre avec elle. Il n’était pas la personne la plus responsable qu’on puisse trouver loin de là. Il faudrait aussi qu’il arrange son appartement, il y avait des bouteilles partout, des gadgets high tech idiots, un garage rempli de bêtises. Il faudrait qu’il lui achète un lit. Et une armoire, un bureau, qu’il débarasse le dressing de la chambre d’amis... Il aurait de quoi s’occuper en rentrant.

«D’accord, merci.»

Il ne savait plus vraiment quoi dire pour meubler maintenant. Elle avait été assez claire, en gros ils verraient avec le temps. Il pensait à ce qu’il allait dire à Sam, peut être qu’il lui amènerait un pain au chocolat à la sortie de l’école pour lui faire plaisir. Il allait pouvoir la regarder, voir si elle lui ressemblait. Il aurait bien prit une photo avec elle pour la montrer à sa mère et lui demander si elle la trouvait jolie. Bien sur qu’elle allait la trouver jolie, elle allait craquer complètement. Mince, père depuis trois jours et il était déjà fier comme tout.

«Il y a des choses que je dois savoir sur Sam? Des allergies? Des habitudes?»

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MessageSujet: Re: The Fracture   Mer 28 Déc - 20:04

Comment faire ? Elle avait pris l’habitude d’être là pour lui, de l’aider, peu importait ce qui arrivait, elle savait le prendre dans ses bras, le reconforter, le faire sourire. Elle avait appris par cœur chaque millimètre de son corps, à une époque elle aurait pu le dessiner les yeux fermés, dans les moindres détails. Elle avait tout mémorisé, des petites cicatrices de chutes aux endroit où un grain de beauté semblait troubler la blancheur de sa peau. Elle savait où poser ses doigts pour l’électrifier, où frapper pour faire mal. Elle le connaissait par cœur, autre fois, lorsqu’ils avaient seize ans. A présent, les choses étaient différentes, il semblait trop grand, musclé… Si beau. Toutes ces choses devaient avoir changé, son sourire devait avoir un prix, peut-être son cœur appartenait-il à quelqu’un d’autre… Rien que l’idée lui faisait mal, mais elle devait s’y faire.

Elle n’était pas venue en Angleterre pour trouver une romance. Elle était venue pour installer y construire une nouvelle vie, et elle y avait trouvé le père de sa fille. Peu importait, l’un n’empêchait pas l’autre. Par contre, sa présence auprès de Sam interdirait quoi que ce soit entre les deux. Elle ne voulait pas que la petite ait mal parce que ses parents jouaient avec leurs sentiments. Huit longues années s’étaient passées, d’autres femmes avaient caressé tous ces endroits qu’elle aimait, d’autres avaient impregné ses draps de leur odeur, en remplaçant la sienne. Draco n’était plus à elle et ne serait plus jamais à elle. Elle aurait voulu le prendre dans ses bras, lui rassurer, lui dire que tout allait bien. En réalité, elle ne le pouvait pas… Pour elle, tout n’irait pas bien. Il fallait qu’elle remette ses idées en place et qu’elle arrête de penser à lui de cette manière.

« ça doit être difficile pour toi. Tu peux toujours m’appeler, si tu en sens l’envie ou le besoin… »

Pourquoi avoir dit ça ? C’était stupide. Après tout, il devait avoir d’autres personnes qu’il pouvait appeler… Mais elle disait juste ça pour être polie, après tout, ils devaient apprendre à compter l’un sur l’autre au plus vite, puisqu’ils partageaient à présent un enfant, où iraient-ils s’ils ne savaient pas communiquer ? La réalité, c’était qu’elle s’inquiétait pour lui. Elle connaissait Draco et tous ces changements ne pouvaient rien signifier de bon. Enfin, elle connaissait Draco, c’était au passé. Peut-être qu’il avait tellement changer qu’elle ne pouvait plus se fier à ce qu’elle savait. Mieux valait s’en tenir à Sam, c’était le plus simple.

« Elle est allergique aux fraises, oui… Et puis, normalement, pour la rassurer, j’amène son doudou partout, sait-on jamais. Mais là, elle n’en aura pas besoin… »

Un petit sourire lui échappa. Bien sûr que non, l’odeur rassurante, elle l’aurait là, à portée de main, il lui suffirait de faire un câlin à son père et tout irait bien. En une pensée fugace, elle se dit qu’il devait être rassurant de se retrouver enveloppée par ses bras musclés. Sa fille serait bien et en sécurité.

« Tu peux aller te balader avec elle après le violon si tu veux. Il faut juste qu’elle soit de retour à 18h, histoire que je puisse m’occuper de ses devoirs avec elle… A moins que tu veuilles le faire, dans ce cas, c’est 20h au plus tard. »

En rester à Sam… Ne pas poser de questions personnelles, ne rien dire de personnel. C’était juste Sam entre eux et rien d’autre. Elle imaginait déjà ce que ce serait, le jour où les autres apprendraient que Draco est le père de sa petite fille chérie. Son père la tueraiit probablement, et Hermione… Elle aurait une crise cardiaque à n’en pas douter. Si elle ne l’avait pas encore deviné, évidemment.

"Oh... Et si elle commence à se lécher ou se mordiller la lèvre, il faut l'arrêter, parce qu'après, ça devient tout sec, moche et brûlant!"
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MessageSujet: Re: The Fracture   Mer 28 Déc - 20:40

Il se souvenait de sa septième année. Les élèves avaient peur de lui, les professeurs soient le haïssaient, soit le surveillaient. Il n’avait jamais été si mal, et il n’avait personne à qui le dire, la salle sur demande demeurait incroyablement vide. Elle était partie, tant mieux elle était en sécurité, mais ils s’étaient fâchés, il avait dit des choses horribles, et maintenant il ne savait pas où elle était, il ne la reverrait jamais, et c’était de sa faute. Si seulement il avait eu son numéro, s’il avait pu garder son téléphone portable, il aurait pu l’appeler et lui dire qu’elle avait raison. Mais sa tante avait réduit son téléphone en miettes.

Il se rappelait la solitude qu’il avait ressenti quand il était rentré au manoir après que sa mère ai eu son accident. Les elfes lui tournaient autour, mais il ne voulait rien. Le salon était vide, le fauteuil de son père était froid. C’était à ce moment là qu’elle aurait pu lui dire de l’appeler. C’était à ce moment là que c’était difficile. N’avoir plus personne, pas même une connaissance à qui parler. Personne pour porter le deuil. Maintenant c’était un peu tard. Il ne lui en voulait pas cependant. Elle avait d’autres problèmes à cette époque, un bébé par exemple. Il ne put s’empêcher de penser à quel point son père aurait été vexé de ne voir que sa mère et lui à son enterrement. Et aussi à quel point il serait déçu s’il le voyait maintenant. Peu importe, autre époque.

Il sortit son téléphone pour noter son numéro entre «Excentrique du bar» et «Dingue n°1». C’est sur que s’il avait quelqu’un à appeler, des trois il saurait laquelle choisir. Ça faisait vraiment bizarre, avant ils avaient l’habitude de s’envoyer des messages tout le temps, de se téléphoner pendant des heures. Il se demandait si l’habitude reviendrait, mais il en doutait. Pas plus que celle de se retrouver le soir et de se raconter leur journée, ni celle d’inventer des insultes pour masquer les pistes.

Il nota bien dans un coin de sa tête «pas de fraises, pas de lèvres». Il était content, il allait pouvoir voir la petite longtemps. Mais il avait un peu peur que ça se passe mal. Si elle ne l’aimait pas? Ou si elle voulait rentrer voir sa mère après le violon? Ils verraient, mieux valait ne pas trop prévoir.

«Ok, je verrai comment ça se passe, je t’enverrai un message pour te dire quand je la ramène.»

C’était dommage, il n’avait personne avec qui partager ce qui lui arrivait. Sa mère, mais elle ne comprenait pas. Il avait bien quelques connaissances par ci par là, des poteaux de bar, qui n’en auraient strictement rien à faire. Enfin il était seul ce n’était pas nouveau. Maintenant ça changerait. Il pensa avec moins d’entrain aux parents d’élèves, de petits copains, tous ces sorciers, probablement d’anciens camarades... Oh pitié faites que si Pansy a un garçon, il soit aussi laid qu’elle!

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MessageSujet: Re: The Fracture   Mer 28 Déc - 21:10

Elle était prise au dépourvu… Que dire, que faire à présent que tout était dit ? Si seulement ce n’était pas aussi frais dans son esprit, si seulement elle ne pensait pas encore à lui comme à cette personne pour laquelle elle pourrait tout donner. Même alors qu’ils n’étaient pas ensemble, elle pensait à lui de la sorte. Il était son meilleur ami, la personne la plus importante dans sa vie, le garçon pour lequel elle aurait absolument tout fait. D’ailleurs, n’avait-elle pas feint la haine pour lui ? N’avait-elle pas, pendant des années, fait semblant de l’insulter, accepté ses insultes, ses coups ? Accepté ses doutes et ses insécurités ? Elle avait été pour lui, jeune homme, un grand soutien… Comme il l’avait été pour elle… Le perdre avait été une épreuve difficile et à ce moment là… Merlin comme elle s’était sentie seule.

A qui aurait-elle pu en parler ? A qui aurait-elle pu dire que Draco Malfoy lui avait brisé le cœur ? Elle qui voulait le hurler sur tous les toits, dire à quel point elle l’aimait et annoncer qu’ils seraient heureux à jamais. A qui pouvait-elle dire que leur rêve s’était brisé ? Qu’elle ne voulait pas d’un avenir où il n’était pas ? Elle n’avait envie de se battre que pour la guerre, après, elle comptait se laisser tomber, abandonner, ne plus voir aucun homme. Elle n’en avait voulu aucun, pendant si longtemps. Puis la petite était née. Une raison de se battre était née… Et alors qu’elle avait deux ans, elle avait commencé à envisager la possibilité de ressortir avec quelqu’un d’autre. Mais c’était une possibilité vague, car elle doutait être à nouveau en mesure de donner son cœur comme elle l’avait fait.

Elle ne se cherchait pas un époux, elle ne cherchait pas un homme avec qui être heureuse toute sa vie. Elle cherchait toujours un père, quelqu’un qui serait là pour s’occuper de Sam, une personne qui saurait lui donner tout l’amour qu’elle mérite et occuper cette place qui semble si vide. Ses frères faisaient de leur mieux pour combler le vide, mais pas un soir ne se passait sans que la petite ne pose la question. Et son Papa ? Son Papa, s’était perdu… En le regardant face à elle, elle se demanda s’il s’était réellement retrouvé… Et elle ne les avait pas prévues, ces fourbes de larmes.

Il sortit son téléphone, elle se souvint de celui qu’elle lui avait offert, à quel point il était devenu le seul lien entre eux pendant les longues heures de solitude. Grâce à lui, elle ne s’était jamais sentie seule. Et pourtant à présent, elle voyait ce téléphone et se disait que tout était perdu. Les larmes envahissaient ses yeux et coulaient sur ses joues, sans vouloir s’arrêter, malgré la frénésie avec laquelle elle les essuyait. Sa voix était légèrement brisée à présent, elle se retourna vers le mur en reniflant un peu.

« Oui, j’attendrai ton message… Prends bien soin d’elle. »

Il avait du le voir, il ne pouvait pas ne pas l’avoir vue, bien qu’elle aurait préféré le contraire. Elle ne voulait pas qu’il la voie ainsi, larmoyante et déprimante. Ces larmes qui coulaient, elle les avait voulues le soir où ils s’étaient recroisés et elles avaient refusé de couler. Ces larmes, elle les avait voulues depuis ce dernier jour où ils s’étaient vus, mais à aucun moment, elles n’avaient coulé. Pourquoi ne venaient-elles que maintenant ? Pourquoi maintenant face à lui ?
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MessageSujet: Re: The Fracture   Jeu 29 Déc - 1:27

C’était difficile de se tenir là, face à elle, de sentir de nouveau son odeur, entendre sa voix, voir sa peau, ses lèvres, ses yeux. Pourquoi après tant d’années et tant de femmes rien ne changeait? Pourquoi est ce que ça restait elle? Même quand il couchait avec la plus belle des femmes, au matin, c’était elle qu’il espérait en ouvrant les yeux? Sa plus grande peur c’était de trop oublier. Oui il voulait l’oublier, oublier à quel point ils avaient été proches, comme il l’aimait, comme il aurait tout fait pour elle, tout ce qu’il avait essayé de faire pour la sauver de la guerre. Mais il avait peur d’oublier son visage. Il n’avait même pas une photo, que des souvenirs. Et si un jour il se réveillait et qu’il ne se rappelait pas si ses yeux étaient verts ou bleus? Il avait encore son sourire d’adolescente gravé en tête.


Ce qui faisait le plus mal maintenant, en plus de sa présence physique, c’est qu’elle n’était plus sa Dawn, et qu’il n’était plus son Draco. Avant il aurait su quoi faire juste en croisant son regard. Comment la faire sourire, comment la réconforter. Mais maintenant il ne la connaissait plus, et il avait peur de mal s’y prendre avec elle. Ils allaient de nouveau se fréquenter, est ce qu’ils retrouveraient leur complicité un jour? est ce qu’un jour il pourrait à nouveau se réveiller dans ses bras? Sans doute pas... Peut être qu’elle lui en voulait encore pour cette dispute. Peut être qu’elle pensait qu’il était toujours un garçon naïf et peureux, qu’il était mauvais. Peut être que c’était vrai, il ne savait plus vraiment qui il était.

Quoi qu’il en soit, son Draco, lui, aurait remarqué plus tôt qu’elle pleurait. Lui aurait compris pourquoi, il l’aurait serré dans ses bras et consolé. Mais il ne savait pas quoi faire. Pourquoi ces larmes? Est ce que c’était aussi difficile pour elle que pour lui? Est ce qu’elle voulait qu’il s’en aille? Ou elle avait peur pour Sam? Et que devait il faire? La toucher? Dire quoi?

Finalement il se leva, et posa timidement une main sur son épaule. Il n’osait pas la serrer dans ses bras, il avait peur qu’elle le repousse. Mais il en avait vraiment envie, c’était une torture de la voir pleurer, surtout si c’était de sa faute. Il ne savait pas vraiment quoi dire pour la rassurer.

«Ça va aller... On fera les choses tranquillement, à notre rythme... Plus rien ne viendra nous menacer maintenant»

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MessageSujet: Re: The Fracture   Jeu 29 Déc - 1:54

Il n’avait pas changé de parfum… C’était la réalisation qui la pétrifiait alors qu’il s’était approché pour la reconforter. C’était la pire chose qu’il puisse faire, lui rappeler son odeur, lui rappeler tout. Merlin, pourquoi est-ce que c’était aussi dur ? Elle aurait du trouver un français, tomber amoureuse, l’épouser, vivre heureuse. Mais non, il fallait qu’elle soit encore et toujours sous le charme de cet imbécile de Serpentard. Est-ce qu’n jour elle serait capable ne serait-ce que d’oublier la sensation qu’elle éprouvait à chaque fois qu’il lui souriait ? A chaque fois qu’il laissait tomber le masque pour lui offrir ces sourires radieux et naturels qu’il lui offrait ? Pourrait-elle oublier la douceur de ses cheveux, lorsqu’il les laissait tomber pour elle et rien que pour elle ? Le son de son rire, sa voix, ses murmures, ses « je t’aime » qui sonnaient comme la plus belle chanson au monde ?
Il avait été l’homme de sa vie, mais aussi son meilleur ami, celui dans les bras duquel elle aurait pu trouver la solution à tous ses problèmes. Pourquoi n’y avait-il pas de solution pour celui-ci ? Pourquoi fallait-il qu’elle se sente toujours aussi amoureuse ? Rien que de le réaliser la figea encore plus, et elle continuait à essuyer ses larmes et secouer la tête en riant.

« Pardon, c’est ridicule, c’est… »

C’est le stress, le choc, la peur, quoi ? C’est le fait d’être si près, de le savoir si proche, de savoir qu’il lui suffisait de tendre la main pour caresser sa joue, c’était le fait de savoir qu’il suffirait de l’embrasser pour que les papillons repartent dans son ventre comme si elle n’était encore qu’une adolescente. C’était le fait de réaliser que malgré ce qu’elle avait nié depuis des années, il n’avait pas cessé de lui manquer à chaque inspiration. C’est Draco, c’est son aimant, et il semblait qu’elle ne pouvait pas échapper à ça… Elle devrait le voir tous les jours, lui parler, lui sourire et s’en tenir à ça… Elle n’était même pas sûre de vouloir plus, elle n’était même pas sûre que cet homme était le Draco dont elle était tombée amoureuse.

Que lui dire dès lors ? Que ce qu’il venait de dire ne voulait rien dire ? Que cela faisait battre son cœur plus que de raison, parce qu’elle ne savait pas comment interpréter sa phrase ? Que voulait-il dire par faire les choses à leur rythme… Plus rien ne les menacerait ? Que voulait-il dire exactement ? Il n’était plus question qu’elle s’expose à présent, elle ne dirait jamais le fond de sa pensée. Elle resta là, sans bouger, posant simplement sa tête contre sa main. C’était stupide, mais c’était un petit contact, c’était rien que ça… Assez pour la reconforter et pour rêver que son Draco était encore caché là dans cet homme si beau.
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MessageSujet: Re: The Fracture   Jeu 29 Déc - 2:27

En fait ça lui rappelait trop leur dernière dispute, quand il l’avait faite pleurer. Il n’avait pas voulu lui faire de mal, bien au contraire. À cette époque il se sentait le poids du monde entier sur les épaules, et il était complètement aveugle. Croire qu’il pourrait tuer Dumbledore contre la vie de lui, Dawn et ses parents. Croire qu’il réussirait à tuer quelqu’un froidement, et croire que ça suffirait à acheter quatre vies. Il aurait du l’écouter, mais il s’était fermé. Il y avait tellement cru, eux deux, loin du monde des sorciers, heureux. Un rêve d’adolescent, mais elle avait plus de bon sens que lui. Elle avait refusé, elle avait pleuré, elle l’avait supplié de demander de l’aide. Et il ne l’avait pas écouté. Tout ça pour un an après se retrouver dans une position apocalyptique et tout perdre.

S’il avait pu remonter le temps, il aurait fait les choses différemment. Il ne l’aurait pas faite pleurer. Surtout que la voir triste, ça le rendait triste. Il aurait fait n’importe quoi, là maintenant, encore huit ans après, pour elle. Que ne pouvait il rajeunir pour redevenir celui qu’elle voulait! Il aurait construit la salle sur demande chez lui pour pouvoir la retrouver. Il aurait recrée une potion pour qu’ils échangent leurs corps, pour savoir ce qu’elle ressentait. Il voulait tellement la serrer dans ses bras, la regarder dans les yeux, tenter d’y lire ses pensées. Comment elle pouvait être si près et si loin à la fois?

Rappelle toi, redeviens Draco Malfoy, qu’est ce qu’il aurait dit? S’il avait su pour le bébé, il aurait eu peur de ses parents, mais il aurait aussi été tellement heureux. Difficile de savoir ce qu’il aurait fait. Si Dawn avait pleuré, il serait resté contre elle jusqu’à ce qu’elle aille mieux, comme la fois où son père avait été emprisonné et qu’elle l’avait tenu contre elle jusqu’à ce que ses larmes s’arrêtent.

Elle avait posé sa tête contre sa main. Peut être qu’il pouvait essayer d’être son Draco, rien qu’une minute. Il se rapprocha d’elle, juste pour se coller contre son dos, pour qu’elle sente qu’il était là et qu’il ne partirait pas tant qu’elle le voudrait avec elle. C’était tellement bon de l’avoir à nouveau. Comme retrouver une partie de lui. La pièce manquante qui avait disparu depuis tant d’années. Il ne l’aurait jamais oublié, sa Dawn, son âme-soeur, sa meilleure amie. Il murmura :

«Tu m’as tellement manqué, rouquine...»

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MessageSujet: Re: The Fracture   Jeu 29 Déc - 2:50

Son corps avait tellement changé… C’était celui d’un homme à présent. Elle se moquait toujours de ce blondinet tout maigre qu’elle avait jadis connu, mais il n’en était plus rien à présent, comme s’il avait voulu prendre sa revanche. Elle le sentait contre son dos, musclé, ferme, puissant… Avant, lorsque ses bras minces l’entouraient, elle ne parvenait pas à se sentir en sécurité. Maintenant qu’il l’enlaçait, elle avait cette sensation de sécurité et de confiance. Il avait bien changé, il était devenu un homme fort à présent, capable de la faire se sentir en sécurité. Et elle humait son odeur… C’était comme si elle avait retrouvé sa place, ce qu’il lui fallait. Ce qui lui avait tant manqué.

C’était lui, Merlin, il n’y avait que lui dans sa vie. Mais pourtant, tout semblait si difficile et pourtant si simple… Avec cette étreinte, elle réalisait à quel point tout ce qu’elle ressentait était partagé. Elle savait qu’il ne l’avait pas oubliée, elle savait que cela le démangeait encore. Peut-être n’avait-il rien dit, peut-être qu’on dirait qu’elle exagérait, qu’elle allait trop loin. Mais elle le connaissait. C’était Draco Malfoy… Quelque part dans ce grand homme rassurant et si charmant se cachait encore l’adolescent qui avait grand besoin de tendresse et avec lequel elle pouvait passer des heures à rire, à parler et à faire d’autres choses encore. Elle le sentait là, si près d’elle et pourtant si loin. Il y avait huit années entre eux, huit longues années, qui, pires que la distance, pourraient tout tuer, pourraient tout briser.

Il y avait une histoire entre leur histoire, il y avait un enfant entre leurs pensées… Pouvaient-ils réellement retourner en arrière, redevenir ce qu’ils étaient, s’aimer comme ils l’avaient toujours fait ? Pouvait-elle vraiment faire ce qu’elle voulait, se retourner, l’embrasser, lui murmurer qu’il n’y a toujours eu que lui qui comptait ? Pouvait-elle prendre le risque de blesser sa fille au passage, si d’aventure tout cela ne fonctionnait pas ? Pouvait-elle ne serait-ce que prendre le risque de le fréquenter tous les jours, le voir, lui parler… Ne pas le toucher, ne pas l’embrasser, ne pas s’endormir dans ses bras pour se réveiller face à son sourire ? Cette semaine de rêve, elle avait aimé ça… Ouvrir les yeux, le voir si paisiblement endormi, souriant… Elle caressait alors ses cheveux en lui rendant ce sourire dont il avait pas conscience et elle l’observait jusqu’à ce qu’il ouvre les yeux.
Draco était son rêve le plus fou, l’homme auprès duquel elle aurait aimé passer toutes les épreuves de la vie, l’homme qu’elle avait appelé lors de sa grossesse, le nom qu’elle criait lorsqu’elle faisait des cauchemars, celui qu’elle croyait encore pouvoir perdre malgré la distance. Et il était là… Il l’enlaçait, il lui faisait sentir qu’il ne partirait pas… Qu’il tenait toujours à elle. C’était son Draco à elle quelque part et personne ne pourrait lui enlever ça.

Elle rapprocha son dos un peu plus de lui si c’était possible et cala sa tête dans le creux de son épaule, posant ses deux mains sur ses bras à lui, fermant les yeux, espérant de tout son cœur que ce moment ne s’achève pas, qu’il reste là, contre elle, qu’il ne la lâche plus. Elle voulait, l’espace d’un instant, oublier tout, oublier qu’ils avaient une fille, oublier qu’ils avaient une histoire, oublier même qu’ils avaient un futur. Elle voulait juste se dire qu’il n’y avait que le présent, que cet instant magique où deux personnes se retrouvent, où deux personnes se souviennent de ce qu’elles valent vraiment. D’une voix bouleversée, elle laissa les larmes couler plus librement, lui tournant toujours le dos et murmura:

« Toi aussi, blondinet… »

Avait-elle réellement besoin de dire quelque chose d’autre ? C’était lui, son blondinet à elle, son meilleur ami de toujours. Il était là… Enfin.
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MessageSujet: Re: The Fracture   Jeu 29 Déc - 3:17

Il se sentait renaitre contre elle. Il était lui même enfin. Ces huit ans, il s’était caché, il avait stagné, difficile de dire s’il avait avancé. Il avait muri plutôt. Il était devenu un homme, tout seul, brisé, et maintenant elle était là dans ses bras, et la terre tournait de nouveau dans le bon sens. Il sentait à nouveau l’air arriver jusqu’au fond de ses poumons, il entendait les oiseaux. Dire qu’il avait pensé ne plus jamais la voir. Qu’il allait vivre sans elle. Sa rouquine, sa moitié, sa confidente. Il réalisait à quelle point elle lui avait manqué, terriblement, pire encore que ce qu’il croyait.

Il pensait qu’ils avaient archivé ça, et qu’il venait ici juste pour Sam. Mais à ce moment là, il ne pensait plus à leur fille, ni à ces huit ans, ni à sa mère à l’hôpital, ni au futur. Il avait fermé les yeux, posé son visage dans son cou, et il avait de nouveau seize ans, ils étaient à nouveau dans la salle commune, et il s’entendait encore lui dire qu’il l’aimait. Sa Dawn était là, avec lui, elle ne l’avait pas oublié, elle voulait encore de lui. Il devinait qu’elle avait aussi peur que lui, mais qu’à cet instant elle se sentait aussi bien. Il pouvait deviner à nouveau. Si seulement cet instant pouvait ne jamais s’arrêter.

Il voulait dire beaucoup de choses. Qu’il était désolé de l’avoir laissé tomber. Qu’elle était encore plus belle qu’avant. Qu’il n’y avait jamais eu qu’elle dans son coeur. Qu’il ne voulait pas la quitter encore. Qu’il l’aimait toujours. Qu’il voulait qu’elle vienne chez lui, qu’il lui raconterait absolument le moindre détail de ces dernières années, qu’ils se coucheraient sur le lit pour parler en se regardant les yeux dans les yeux. Qu’il l’avait cherché, que son téléphone avait été cassé. Qu’il était retourné à la foire pour essayer de retrouver son ours en peluche sans succès. Qu’il avait aussi cherché le restaurant de son père mais qu’il n’avait pas trouvé. Il voulait qu’elle sache à nouveau tout de lui. Mais il ne savait pas par où commencer, et il avait peur de briser le silence.

Il était tellement bien, contre sa peau, sa chaleur, son parfum. Il savait qu’il n’arriverait jamais à la voir régulièrement sans qu’il ne se passe quelque chose entre eux. Il l’aimait encore tellement. C’était un miracle de l’avoir retrouvé. Il ne laisserait pas ça s’échapper, il ne la perdrait pas une seconde fois, dut il tuer à main nue chaque prétendant qu’elle aurait. Sa Dawn était encore là, et il la voulait encore, si elle voulait encore de lui. Il caressait ses doigts tendrement et posa un léger baiser dans son cou avec un petit soupir de contentement. Il espérait qu’aucun client ne viendrait les déranger.

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MessageSujet: Re: The Fracture   Jeu 29 Déc - 13:39

Tout allait trop vite. Elle avait d’un côté son cœur, qui lui disait que plus jamais elle ne pourrait se passer de son étreinte et de l’autre son cerveau, qui ne cessait de lui répéter que tout allait en accéléré, qu’elle ne devait pas retomber aussi facilement dans ses bras, que tout ce qu’il s’était passé dans le passé pouvait lui retomber dessus tôt ou tard. Que tout ce qu’ils pourraient faire aurait une conséquence, pas seulement sur eux, mais sur leur fille. Qu’ils pouvaient se blesser, qu’ils pouvaient la blesser… Que tout cela ne pouvait que mal finir… Mais son cœur, son cœur lui il en avait rien à faire de tout ça. Il voulait qu’elle reste contre lui, qu’elle ne se sépare plus. Elle voulait encore profiter de sa présence rassurante, de son sourire, de sa voix, de son odeur. Draco Malfoy était l’homme qu’elle aimait… Depuis huit ans et en cet instant bien précis, elle sentait que s’il s’éloignait d’elle, elle ne serait pas capable de le supporter.

Alors elle fermait les yex et souriait, les larmes se tarissaient, n’avaient même plus envie de tomber, balayées par le bien-être que lui procurait sa tendresse. Elle le savait, elle le sentait, tout recommencerait comme avant… L’attente sans fin d’un prochain message, d’un nouveau mot, la déception de voir sur son téléphone que ce n’était pas lui, la joie lorsqu’elle s’apecevait que c’était lui, lorsqu’elle savait, par quelque moyen que ce soit, qu’il pensait à elle, ne serait-ce qu’un peu, ne serait-ce qu’une seconde… C’était difficile à expliquer, à comprendre. Pourquoi ? Pourquoi alors qu’il y en avait des dizaines, des mieux, des plus courageux, des plus maturs, des plus beaux, elle ne semblait vouloir que lui ? Aucun homme ne faisait battre son cœur de la sorte, aucun homme ne la faisait se sentir si bien avec elle-même.

Elle aurait aimé que les choses soient différentes, plus faciles, plus accessibles… Elle aurait aimé qu’ils aient les deux à nouveau 17 ans, qu’ils se retrouvent, sans enfants, sans aucune autre entrave, qu’ils soient libres de s’aimer comme ils le voulaient, de construire quelque chose de beau et de durable, sans un passé qui les coule. Elle aurait voulu que tout soit facile. Mais cela ne l’était pas… Elle frissonna en sentant le souffle dans son cou, son corps si près du sien… Regoûter ses lèvres, ce serait si facile…
Mais hélas, les choses ne se passent jamais comme on les voudrait. Elle entendit la porte s’ouvrir et une voix frustrée venir de l’entrée :

« Youhou, Dawn, c’est Hermione !! Tu es là ? »

Et les pas s’approchaient rapidement de l’arrière boutique, elle se détacha de Draco et le poussa, lui montrant la porte de l’arrière et l’empressant de partir, en silence. Elle lui lança simplement un sourire, cela suffisait, non ?
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MessageSujet: Re: The Fracture   Ven 30 Déc - 15:05

L’instant semblait figé dans le temps. Le temps lui même devenait une notion abstraite. Est ce qu’ils avaient 17 ans, 25 ans, plus rien n’importait. Pas plus le lieu, la salle sur demande, le magasin. Il n’y avait plus qu’elle et lui, deux âmes soeurs, amis, amants, se retrouvant enfin par delà le temps et l’espace. Il ne voulait plus bouger. Pas prendre le risque de briser cet instant. Si elle s’éloignait, si elle le rejetait maintenant, il ne saurait plus quoi faire. Elle avait fait basculer son monde en quelques minutes, comme quand ils étaient enfants et qu’elle l’avait changé.

Il était perdu dans une vague de tendresse et de souvenirs que vint seulement déranger la sonnette de la porte du magasin. Il n’eut même pas le temps de réagir qu’elle le poussait déjà vers la sortie. Il se sentait vraiment avoir 17 ans à nouveau, comme quand ils devaient faire semblant de se détester et se cacher pour pouvoir échanger un baiser. Hermione, cette sale fouine qui savait toujours tout et surtout qui gâchait leurs retrouvailles!

Pas grave, le sourire qu’elle lui fit effaça sa rancoeur. Un vrai sourire, de sa Dawn, pour lui, malicieux, complice. Il le lui rendit, avec un clin d’oeil par dessus, avant de s’éclipser comme un voleur. Et tandis qu’il marchait dans la rue pour rentrer, son sourire restait. Il était Draco de nouveau et Dawn était revenue.

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